Le « Maréchal » Haftar accuse l’ANP d’avoir opéré en Libye et menace l’Algérie

Haftar
Le maréchal autoproclamé libyen a promis de faire la guerre à l’Algérie qu’il accuse « d’exploiter la situation sécuritaire en Libye pour envoyer des troupes sur son territoire »

Dans une allocution faite aujourd’hui devant des représentants des coordinations des affaires sociales, l’homme fort de l’Est libyen a affirmé que des troupes algériennes avaient pénétré sur le territoire libyen. « Les algérien ont trouvé une occasion pour entrer en Libye, lorsqu’on a découvert ça, j’ai envoyé le général Abdelkrim en Algérie pour expliquer que ce qui a été fait par l’Algérie était loin d’être fraternel. Nous pouvons transférer la guerre du notre coté à l’autre en quelques instants » A déclaré Haftar. Selon lui, l’envoyé spécial libyen aurait été prévenu par les autorités algérienne qu’il s’agissait d’une « démarche individuelle, qui serait corrigée dans la semaine », ajoutant que les autorités algériennes s’excusaient.

De son coté, aucune information ni communiqué n’ont fait part de cet « incident » du coté algérien, qu’il soit diplomatique ou militaire. Le plus étonnant reste que les milices de Hatar n’opèrent que dans l’Est libyen, très loin des frontières algériennes.

La situation s’est dégradée depuis une semaine à Tripoli prise d’assaut par une coalition de milices, dont d’anciens kadhafistes, voulant reprendre la capitale.

Le « Maréchal » Haftar avait été nommé par le parlement de Tobruk (non reconnu par l’ONU) en 2015 commandant de l’Armée Nationale Libyenne, qui est loin d’être une armée officielle ni une armée tout court. Bénéficiant de l’appui des Emirats Arabes Unis et de l’Egypte, il part à la conquète de l’Est du pays et parvient en 2017 à chasser les djihadistes de l’Etat Islamique de Syrte où ils avaient établi un embryon de Khalifat.

Chouchouté par la France et mis au ban par l’Italie, ses positions et son manque d’efficacité ont à la longue lassé ses alliés américains (il est lui-même détenteur d’un passeport des Etats-Unis) et russes, qui avaient vu en lui un potentiel ami.

Il n’a jamais été dans les tablettes d’Alger dont la diplomatie en Libye prône le dialogue inclusif entre l’ensembles des acteurs tribaux et politiques.

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