Le Maroc adopte une loi qui protège les hauts fonctionnaires des poursuites judiciaires

Le Maroc adopte une nouvelle version de la loi sur la « procédure pénale » qui exclut les membres du gouvernement des poursuites judiciaires et empêche les associations de protection des finances publiques de saisir les tribunaux.

Ce nouveau projet de loi sur la procédure pénale est largement critiqué par l’opposition et la société civile. Pour eux, à travers ce texte, le gouvernement veut empêcher les ONG de porter plainte contre les hauts fonctionnaires corrompus.

De son côté, le gouvernement marocain considère ce nouveau texte comme « l’un des projets législatifs les plus importants lancés par le ministère de la Justice, car il constitue le moteur principal du système de justice pénale et est étroitement lié à la protection des droits et libertés, à la réalisation de la sécurité publique et à la lutte contre la criminalité ».

Mais selon certains opposants, ce projet de loi controversé limite les entités habilitées à demander l’ouverture d’enquêtes judiciaires concernant les crimes liés aux finances publiques, et empêche la société civile de déposer des plaintes à cet égard.

Il stipule : « Les enquêtes et la poursuite des infractions portant atteinte aux finances publiques ne peuvent être menées que sur demande du Procureur Général près la Cour de Cassation en sa qualité de Président du Ministère Public, sur la base d’une référence du Conseil Supérieur des Comptes, ou sur demande accompagnée d’un rapport de l’Inspection Générale des Finances, de l’Inspection Générale de l’Administration Territoriale ou des Inspections Générales des Ministères ou des administrations concernées, ou sur une référence de l’Autorité Nationale de la Transparence, de la Prévention de la Corruption et de la Lutte contre la Corruption ou de toute autre entité expressément habilitée par la loi. ».

Pour la société civile, le véritable objectif de cette démarche est de « dépouiller la société, individus et groupes, de tous les outils et moyens légaux, procéduraux et droits pour lutter contre la corruption et les voleurs des finances publiques, ainsi que de demander la responsabilité et la reddition de comptes. Il apparaît que les bénéficiaires du système de corruption estiment que le contexte actuel permet de faire passer des lois comme celle-ci, qui constituent en profondeur un recul en matière de droits et de constitution ».

Actualités

« L’Algérie ne va pas attendre la France », prévient Ségolène Royale

En visite à Alger, l’ancienne ministre appelle le MEDEF à renouer le contact avec le patronat algérien, interrompu depuis deux ans. “L’Algérie ne va pas attendre [...]
Actualités

Entrepreneuriat : pourquoi les candidats NESDA n’auront plus à se déplacer

Jusqu’ici, les candidats au financement de la NESDA devaient se rendre dans l’un des 300 centres de l’agence pour suivre une formation obligatoire. Ce ne sera [...]
Actualités

Marché noir : l’euro poursuit sa hausse face au dinar algérien

La hausse de l’euro face au dinar algérien se confirme sur le marché noir des devises. Ce jeudi 29 janvier, la monnaie européenne poursuit sa progression, [...]
Actualités

Ségolène Royal autorisée à rendre visite au journaliste Christophe Gleizes à Tizi Ouzou

En déplacement à Alger depuis lundi, la présidente de l’Association France-Algérie a obtenu l’autorisation de se rendre auprès du reporter condamné pour “apologie du terrorisme”. Ségolène [...]
Actualités

La baisse du dinar algérien face à l’euro s’accélère sur le marché interbancaire

La valeur du dinar algérien s’effrite face à l’euro sur le marché officiel. Ce jeudi 29 janvier 2026, la monnaie nationale poursuit sa dépréciation face à [...]
Actualités

Visa Espagne : ce qui change pour les demandeurs algériens

Le centre de dépôt des visas à Oran a publié une note importante à l’intention des demandeurs algériens souhaitant se rendre en Espagne. À compter du [...]