Le Maroc est devenu le plus grand importateur d’armes en Afrique au cours des cinq dernières années, selon le dernier rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). L’institut précise toutefois que ces données doivent être interprétées avec prudence, notamment en raison de la discrétion de certains pays, et en particulier de l’Algérie, sur leurs acquisitions militaires.
Le rapport couvre la période 2021-2025 et recense les transferts d’armes « majeures », incluant blindés, avions de combat, navires de guerre et systèmes de missiles. Sur cette période, les importations marocaines ont augmenté de 12 % par rapport à 2016-2020, plaçant le royaume au 28ᵉ rang mondial des importateurs d’armements.
Selon le SIPRI, cette dynamique s’inscrit dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, notamment avec l’Algérie. Le rapport souligne également, que le manque d’informations d’Alger rend les estimations moins certaines.
Pour 2026, l’Algérie prévoit d’allouer au ministère de la Défense nationale le budget le plus important parmi les ministères, avec 3 305 milliards de dinars en autorisations d’engagement (environ 25,4 milliards de dollars) et 3 205 milliards de dinars en crédits de paiement.
Cette enveloppe élevée vise à renforcer les capacités de défense de l’Armée nationale populaire (ANP) dans un contexte de fortes tensions internationales et régionales. Les crédits sont principalement répartis entre l’administration générale, la logistique et le soutien, ainsi que la défense nationale.
Pour ses approvisionnements, le Maroc s’appuie principalement sur trois fournisseurs : les États-Unis (environ 60 % des livraisons), Israël (24 %) et la France (10 %). Le rapport met en avant le renforcement de la coopération militaire entre Rabat et Israël, notamment dans le domaine des systèmes de surveillance et de défense.
À l’échelle du continent africain, le SIPRI observe que les importations d’armes ont globalement diminué de 41 % entre 2021 et 2025. Les principaux fournisseurs sont les États-Unis, suivis de la Chine, de la Russie et de la France.
















