Le mouvement Barakat! veut éviter le piège de la violence, « terrain favori du régime »

Le mouvement Barakat! veut éviter le piège de la violence, « terrain favori du régime »
Le mouvement Barakat! veut éviter de tomber dans le piège de la violence

Le mouvement citoyen Barakat ! (ça suffit) a annoncé un troisième rassemblement pour le samedi 15 mars dans la capitale et d’autres régions du pays. Une occasion pour ses animateurs, de rappeller que leur mouvement est national, pacifique et concerne l’ensemble des algériens.

 

Malgré la répression de deux rassemblements pacifiques par la police au centre d’Alger, les jeunes activistes du mouvement Barakat refusent de baisser les bras et entendent poursuivre des actions contre le 4e mandat de Bouteflika en particulier et le système de pouvoir en Algérie en général. Un autre appel à un rassemblement est lancé pour le 15 mars à Alger et dans plusieurs wilayas où le mouvement Barakat compte des militants engagés, avec un seul slogan : le départ du système. « Tous les algériens sont concernés. Les rassemblements n’auront pas forcement lieu au même moment ou à la même date mais nous voulons mettre la pression sur ce régime et lui faire comprendre que dans tout les cas, il a oublié l’essentiel : le Peuple », a déclaré à Maghreb Emergent, Aghiles Amokrane, 34 ans, technicien de la santé et membre du mouvement citoyen Barakat!
Panique au sein du régime
Revenant sur le rassemblement de jeudi dernier, réprimé par la police, le jeune militant est convaincu que la réaction violente et disproportionnée des forces de sécurité traduit, en réalité, « un état de panique au sein du pouvoir ». « Les arrestations musclées des forces de l’ordre n’ont pas visé seulement les membres connus du mouvement mais tous ceux qui ont osé dire ou peut-être même pensé à dire non au 4ème mandat. Il est clair que le pouvoir commence vraiment à paniquer et à faire n’importe quoi. Les responsables oublient que ces jeunes de ‘’BARAKAT’’ et de tout mouvement citoyen sont d’abord avant tout des algériens qui ont la fierté de Ben Mhidi et Amirouche (martyrs de la guerre de libération, Ndlr) », lance-t-il avec défi.
Facteur aggravant
L’état de santé de Bouteflika est juste un facteur aggravant, ajoute le jeune militant. « Même si Bouteflika était en bonne santé on aurait dit ‘’ BARAKAT car encore une fois, ce n’est pas Bouteflika qui est le problème mais tout le système dont il est la vitrine ». Amokrane tient à tenu à répondre aux partisans de Bouteflika à propos de son droit constitutionnel à un 4e mandat : « Bouteflika est dans son droit de briguer à un 4e mandat après avoir violé tous nos droits dans la constitution en 2008 ». Une violation que le président-candidat a opéré après avoir augmenté les salaires des députés et avec la caution des partis politiques, rappelle-t-il. « Tous ont cautionné ce viol », s’insurge-t-il.
Eviter le piège de la violence
Le jeune militant insiste sur le caractère pacifique du mouvement Barakat. « Barakat! Est un mouvement qui appartient à tout algérien et algérienne qui veut un changement ‘’pacifique’’ car le régime veut nous faire tomber dans un piège et nous mener sur leur terrain favori de la violence, » déclare-t-il.

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