Le numéro vert anticorruption peine à démarrer au Maroc

Le numéro vert anticorruption peine à démarrer au Maroc

Classé à la 81 éme place mondiale dans l’Indice de Perception de la Corruption(IPC) en 2017, le Maroc avait amélioré de 9 places son classement par rapport à l’année précédente. Une des mesures phares avait été la mise en place d’un numéro vert permettant de dénoncer anonymement les cas de corruption. Malgré cela, le poids de la corruption reste lourd dans la société

 

« Entre 2014 et 2015, près d’un Marocain sur deux (48%) aurait donné au moins une fois un « bakchich » en échange d’un service public », selon un rapport de l’ONG Transparency Maroc.

 

Pour contrecarrer ce phénomène, le ministère marocain de la justice avait lancé en 2015 un numéro vert, qui recevait à ses débuts jusqu’à 6 000 appels par jour. Ce chiffre est progressivement tombé à 500 appels par jour, dont de nombreux appels infondés ou pas tout-à-fait liés à la corruption comme l’a affirmé Hicham Mellati, directeur des affaires pénales au ministère marocain de la Justice à un journaliste de Voice Of America.

Selon ce dernier, seuls 36 cas ont abouti en trente mois d’existence de ce numéro vert, des poursuites judiciaires ayant été ouvertes contre les individu dénoncés. Echec cuisant de l’opération qui n’aura pas influé sur les statistiques de la corruption.

Le 14 mai dernier, les autorités marocaines décident d’effacer le passé et de recommencer l’opération à zéro. C’est la présidence du ministère public qui lance son propre numéro vert. En 48 heures, même si le nombre d’appels n’est pas comparable à celui reçu par l’ancien numéro vert en juin 2015, ce sont pas moins de 600 coups de fils qui ont été reçu par le standard de cette institution. Selon le HuffPost Maroc, « Plusieurs personnes ont ainsi été appréhendées à Fès, Sidi Bennour et Inzegane. Sur la liste figurent des fonctionnaires et des intermédiaires qui ont été arrêtés en flagrant délit par la police judiciaire supervisée par les parquets concernés, indique la présidence du ministère public. Ces personnes ont été mises en garde à vue dans le cadre de l’enquête ».

Il est difficile de comprendre la volonté des autorités marocaines de reproduire à l’identique et aussi rapidement l’échec de l’opération précédente et ne pas réfléchir à d’autres moyens pouvant donner de meilleurs résultats

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