Le pétrole perd du terrain face aux tensions commerciales

Le pétrole perd du terrain face aux tensions commerciales

Les cours du pétrole ont chuté jeudi 3 juillet 2025, effaçant les gains de la veille alors que les marchés s’inquiètent d’un possible ralentissement économique mondial qui pourrait peser sur la demande. Cette baisse intervient dans un climat d’incertitude autour de la politique commerciale américaine et des décisions de production de l’OPEP+.

À 05h59 GMT, le Brent pour livraison en septembre perdait 0,78% à 68,57 dollars le baril, tandis que le WTI américain pour livraison en août cédait 0,80% à 66,91 dollars. Ces reculs contrastent avec la forte progression de 3% enregistrée la veille par les deux références, qui avaient alors bénéficié des tensions géopolitiques liées à l’Iran.

La nervosité des investisseurs s’explique par plusieurs facteurs convergents. L’imminence de la fin du moratoire sur les droits de douane américains, prévu pour le 9 juillet, alimente les craintes d’une guerre commerciale qui pourrait affecter la consommation de carburants. Aucun accord commercial n’a été conclu avec les principaux partenaires comme l’Union européenne ou le Japon, laissant planer le doute sur les relations commerciales futures.

La situation en Chine, premier importateur mondial de pétrole, ajoute à ces préoccupations. Les données publiées jeudi par la plateforme Attaqa montrent que l’activité dans les services chinois s’est développée au rythme le plus faible depuis dix mois en juin, avec une demande affaiblie et des commandes d’exportation en baisse. Cette décélération dans la deuxième économie mondiale fait craindre un impact sur la demande énergétique globale.

L’OPEP+ au cœur des préoccupations

L’incertitude persiste autour des décisions de l’OPEP+. Le cartel et ses alliés pourraient poursuivre leur plan de réduction progressive des coupes volontaires, en ajoutant 411 000 barils quotidiens en août. Cette perspective d’augmentation de l’offre dans un contexte de demande fragile pèse sur les prix.

Les marchés scrutent également les données sur l’emploi américain, attendues dans la journée. Un rapport décevant pourrait renforcer les anticipations de baisse des taux d’intérêt par la Réserve fédérale, ce qui stimulerait l’activité économique mais confirmerait les craintes actuelles sur la santé de l’économie.

Le pétrole Brent évolue dans une fourchette entre 66,34 et 69,05 dollars depuis le 25 juin, après que les craintes d’interruption des approvisionnements du Moyen-Orient se sont apaisées. Cette stabilisation relative masque toutefois les tensions sous-jacentes qui continuent d’agiter les marchés énergétiques.

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