Les prix du pétrole ont poursuivi leur hausse mercredi, gagnant jusqu’à 3 %, en raison des perturbations des approvisionnements liées aux opérations militaires américaines et israéliennes contre l’Iran. Le rythme des gains s’est toutefois modéré par rapport aux deux séances précédentes, où les deux références avaient chacune bondi de plus de 5 %, après des déclarations de Donald Trump sur une possible escorte navale des pétroliers dans le détroit d’Ormuz.
À 08h56 GMT, le Brent progressait de 2,67 dollars, soit 2,17 %, à 83,74 dollars le baril, après avoir inscrit la veille son plus haut niveau depuis janvier 2025. Le WTI gagnait 2,24 dollars, soit 3 %, à 76,8 dollars, un sommet en clôture depuis juin 2025.
L’Irak menace de suspendre toute sa production
Le trafic maritime reste pratiquement à l’arrêt pour le quatrième jour consécutif après des attaques iraniennes sur cinq pétroliers. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % des exportations mondiales de pétrole et de GNL, demeure le principal point de tension. L’Irak a réduit sa production journalière d’environ 1,5 million de barils, faute de capacités de stockage et de corridor d’exportation disponibles ; Baghdad pourrait être contraint de suspendre entièrement ses trois millions de barils par jour si les exportations ne reprennent pas.
Pour tenter de stabiliser les marchés, Trump a annoncé une possible escorte navale des pétroliers et ordonné à la Société américaine de financement du développement international de déployer des garanties d’assurance pour le commerce maritime dans le Golfe. Armateurs et analystes restent sceptiques quant à l’efficacité de ces mesures.
L’Inde et l’Indonésie cherchent des sources d’approvisionnement alternatives, tandis que les données de l’API ont révélé une hausse des stocks de brut américains de 5,6 millions de barils la semaine dernière, dépassant largement les 2,3 millions anticipés. Les chiffres officiels sont attendus dans la journée.
















