Le marché pétrolier mondial s’effondre sous le double choc du “Liberation Day” et d’une hausse inattendue de la production OPEC+. Avec une chute brutale de plus de 6% en une seule journée, les cours du brut subissent leur plus forte secousse depuis 2022, révélant les premières conséquences concrètes de la politique protectionniste américaine.
Les cours du brut ont connu ce jeudi 3 avril leur plus importante baisse depuis 2022. Le Brent a chuté de 6,42% à 70,14 dollars le baril, tandis que le WTI a reculé de 6,64% à 66,95 dollars, fragilisant particulièrement les économies pétro-dépendantes comme l’Algérie.
Le « Liberation Day » lancé par le président américain Donald Trump représente l’élément déclencheur principal de cette crise. Ce plan économique imposant des tarifs douaniers massifs ciblant de nombreux partenaires commerciaux américains a envoyé une onde de choc sur les marchés. L’Algérie figure parmi les nations les plus durement touchées avec une taxe punitive de 30% sur ses exportations vers les États-Unis.
Bien que les hydrocarbures algériens soient théoriquement épargnés par ces mesures protectionnistes, les investisseurs ont immédiatement anticipé une contraction générale de l’économie mondiale en réaction à ces barrières commerciales. Cette perspective a automatiquement fait chuter les prévisions de demande mondiale en pétrole, entraînant l’effondrement des cours.
Parallèlement, et de façon surprenante dans ce contexte, huit pays producteurs de l’OPEC+, incluant l’Algérie aux côtés de l’Arabie saoudite et la Russie, ont annoncé leur intention d’augmenter significativement leur production. L’augmentation prévue pour mai 2025 atteindra 411 000 barils par jour, pulvérisant les prévisions initiales de 135 000 barils – une décision qui a accéléré la chute des prix.