Le prix de référence du baril à 50$ permettra de limiter sensiblement le déficit budgétaire (expert)

Le prix de référence du baril à 50$ permettra de limiter sensiblement le déficit budgétaire (expert)

La révision du prix de référence fiscal du baril de pétrole de 37 à 50 dollars, l’expert international en fiscalité des Organisations internationales Mustapha Bensahli la considère « inattendue »,  dans un contexte de tensions par suite des fluctuations extérieures du prix de pétrole dans le sens de la diminution.

 

Mustapha Bensahli, expert international en fiscalité des Organisations internationales se félicite de   l’abandon de la référence des 37 dollars et son remplacement par le prix de 50 dollars dans le projet de loi de finances 2017. « Ce changement constitue une opportunité au sens où il permet de limiter sensiblement le déficit budgétaire et ce qui évite à grande échelle le jeu de passe des écritures comptables en puisant dans les réserves du FRR pour les affecter au budget », a-t-il expliqué à Maghreb Emergent. Traduite sur le terrain, cette mesure ramènera, selon lui,  le niveau de recettes fiscales à 5.635,5 milliards de dinars, avec une  hausse de 13%, qui devra se traduire par une  baisse du déficit  de 8%, contre 15%  qu’est le taux du déficit pour l’année 2016.

Ceci étant dit, notre expert souligne l’enjeu de ce nouveau prix de référence du baril à 50dollars est tributaire des contingences extérieures « comme l’expérience en donne suffisamment la démonstration quant à la volatilité manifeste en ce qui concerne le prix du baril de pétrole, alors tous les scénarios ne sont pas à exclure. »  Parmi eux, il n’écarte pas, non plus, une éventuelle diminution du prix du baril de pétrole. Même si  la dernière réunion de l’OPEP  à Alger a été prometteuse :  Elle a arraché un consensus  autour  du  gel ou la baisse de la production du pétrole,  un gage relativement rassurant quant à la stabilité en l’avenir du prix du baril de pétrole et un espoir de voir  une hausse progressive  jusqu’à pour atteindre  « un niveau acceptable. » Etant donné la prépondérance du pays à la fiscalité pétrolière qui est dominante. La fiscalité ordinaire, elle,  n’a pas  encore pris la relève. Pour y parvenir il préconise «   des réformes d’envergure pour limiter la fraude et l’informel en équilibrant le poids de la charge fiscale en faveur du secteur de production pour le propulser en tant que vecteur de valeur ajoutée et renforçant du coup le gisement financier »

 

La coupe  dans les dépenses d’équipement peut freiner la relance des investissements

 

L’autre élément saillant de ce projet de LF 2017 est le coup de rabot mené dans les dépenses d’équipement. A hauteur de 28%, cet expert note qu’il contraste avec les  transferts sociaux  stabilisés à leur niveau pour ménager la problématique sociale. Toujours est-il, compte tenu du rôle de l’Etat en tant que plus gros investisseur dans  de nombreuses réalisations contribuant ainsi à la croissance économique,  une pareille coupe sur le budget d’équipement  peut freiner la relance des investissements  « si indispensables pour la croissance économique ».  De même, il n’écarte pas la suspension et/ ou l’hypothèque provisoires de plusieurs projets qui vont impacter  la croissance.  «  Toutes les entreprises publiques ou privées vont immanquablement  en pâtir, à moins d’un retournement de situation favorable en misant au premier chef, sur l’amélioration du prix de baril de pétrole », note-t-il. Toutefois,  il reste optimiste. Pour lui, le pays détient avec une certaine assurance les leviers de commande et il en donné la preuve en relevant déjà le défi en résistant aux effets collatéraux de la crise de 2008 et de ses prolongements dans le monde. L’autre atout étant l’effort  qu’il a déployé par le  passé pour résorber l’endettement extérieur et ce qui conforte toutes les espérances.

 

Actualités

Aléas climatiques : vers une nouvelle assurance pour les agriculteurs

Le ministre de l’Agriculture a annoncé qu’une nouvelle couverture contre les catastrophes climatiques est en cours d’élaboration. Les céréaliers, en première ligne, sont particulièrement visés. Sécheresses [...]
Actualités

De la recherche à la cote : l’ANVREDET habilitée à introduire les start-up en Bourse

L’ANVREDET devient le cinquième promoteur agréé par la Cosob, créant une passerelle directe entre les laboratoires et le marché financier. La Commission d’organisation et de surveillance [...]
Actualités

Bourse d’Alger : Alliance Assurances tire les volumes de la semaines

Avec plus de 22 000 titres échangés le 11 janvier contre un millier trois jours plus tôt, l’assureur a porté l’essentiel de l’activité d’une séance où [...]
Actualités

Fraude fiscale: ces « boîtes noires » que tous les commerçants devront installer d’ici 2027

La Loi de Finances 2026 serre la vis aux commerçants. À partir du 1er janvier 2027, impossible d’utiliser autre chose qu’un logiciel de caisse certifié. Ceux [...]
Actualités

Un marché qui carbure : l’automobile porte l’assurance algérienne à 100 milliards de dinars

La branche automobile capte près d’une prime sur deux et affiche une croissance de 8,4 %. Reprise des importations, revalorisation de la RC : les voyants [...]
Actualités

Algérie : une nouvelle facilitation pour les opérations en bourse

Une nouvelle facilitation pour les opérations en bourse entrera en vigueur en Algérie à partir du mois de janvier prochain. La Banque extérieure d’Algérie (BEA) a [...]