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Le projet marocain visant à s’affranchir de la dépendance au gaz algérien compromis

Par Nabil Mansouri
11 novembre 2018
Photo d’archives publiée par le Portail algériеn des énеrgiеs rеnouvе<hr id=
Le projet devait être opérationnelles dès 2021, date à laquelle le contrat d’approvisionnement en gaz algérien via le Gazoduc Maghreb Europe (GME) prend fin.

Le ministre de l’Energie marocains, Aziz Rabbah vient de déclarer dans un entretien accordé à un magazine marocain que le mégaprojet ‘’Gas to Power’’ visant à remplacer le gaz algérien par du gaz naturel liquéfié importé via un nouveau terminal, « connaîtra quelques modifications ».

Le ministre a expliqué, à ce propos, que ce projet connaît plusieurs ajustements pour tenir compte de différents paramètres, notamment concernant « la montée en puissance des énergies renouvelables et les programmes d’efficacité énergétique qui vont modérer la consommation de l’électricité ».

En effet, Aziz Rabbah avait présenté, en décembre dernier, un avant-projet de loi pour réguler les activités de la chaîne gazière, ce qui avait soulevé plusieurs critiques de la part des acteurs impliqués dans le secteur de l’énergie.

Ce changement de stratégie de la part du premier responsable de l’énergie au Maroc est un signe  d’une marche arrière sur les objectifs initiaux du projet ‘’Gas to Power’’. Ce mégaprojet présenté, il y a quatre ans, en tant que solution visant à réduire la dépendance énergétique du Maroc vis-à-vis de l’Algérie.

Ainsi, ce projet d’un investissement évalué à 4,6 milliards de dollars, ambitionnait de construire un terminal gazier à Jorf Lasfar, une jetée maritime pour accueillir les navires chargés de gaz naturel liquéfié (GNL), un espace de stockage, un gazoduc de 400 kilomètres, et des centrales électriques. Le projet devait être opérationnelles dès 2021, date à laquelle le contrat d’approvisionnement en gaz algérien via le Gazoduc Maghreb Europe (GME) prend fin.

Le ministre marocain de l’Energie dans la même interview que l’éventualité d’une nouvelle reconduction du contrat d’approvisionnement algérien n’est pas exclue. « Aussi bien les Algériens que les Espagnols sont intéressés par la prolongation du contrat », a-t-il souligné.

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