Les Bourses européennes ont évolué ce matin en ordre dispersé avec les résultats et avant la BCE

Les Bourses européennes ont évolué ce matin en ordre dispersé avec les résultats et avant la BCE

Les investisseurs s’attendent à ce que la BCE mette un terme à son programme d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) à la fin de l’année et que la banque centrale ne relève pas ses taux d’intérêt avant 2019.

 

 

Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé jeudi au début d’une séance animée par de multiples publications de résultats, en attendant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).

À Paris, l’indice CAC 40 avance de 0,21% à 5.506,64 points vers 09h10 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,13%, les valeurs exportatrices allemandes souffrant du renchérissement de l’euro, et à Londres,le FTSE gagne 0,11%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro progresse de 0,15%, le FTSEurofirst 300 est pratiquement inchangé (+0,03%) et le Stoxx 600 se replie de 0,05%.

Aux valeurs, Elior, qui a vécu une fin d’année 2017 chahutée en Bourse, monte de 2,89% après avoir confirmé ses objectifs financiers pour l’exercice 2017-2018.

Toujours à Paris, STMicroelectronics abandonne 0,27% après avoir grimpé jusqu’à plus de 4% dans les premiers échanges, en réaction à la publication de résultats annuels supérieurs aux attentes. Un intervenant de marché pointe néanmoins la faiblesse du marché des smartphones attendue aupremier trimestre.

Ailleurs en Europe, le spécialiste suisse de la boulangerie Aryzta plonge de 21,59% après avoir lancé un avertissement sur sa prévision d’Ebitda pour 2018.

Clariant lâche 6,13% en réaction à des mouvements à son capital. L’investisseur activiste White Tale a vendu sa participation de 24,99% dans le groupe chimique suisse au saoudien Saudi Basic Industries Corp (Sabic).

Au-delà des publications de résultats, le temps fort de la séance sera la décision de politique monétaire de la BCE.

L’institut d’émission publiera à 12h45 GMT son communiqué de politique monétaire avant la traditionnelle conférence de son président Mario Draghi à partir de 13h30 GMT.

 

L’euro fort complique la tâche de la BCE

 

L’exercice s’annonce ardu pour Mario Draghi qui devrait s’efforcer de ne pas donner de quoi alimenter encore la hausse de l’euro. La devise unique a grimpé jusqu’à 1,2459 dollar jeudi après le ton protectionniste adopté par de hauts responsables de l’administration Trump à l’occasion du Forum économique de Davos.

« Draghi devra adopter une approche délicate et rechercher une stratégie qui permette d’empêcher l’euro de se raffermir davantage. La seule issue pour lui à cette situation serait de souligner que le processus de relèvement des taux n’est pas encore en vue », observe Naeem Aslam, chez ThinkMarkets.

Les investisseurs s’attendent à ce que la BCE mette un terme à son programme d’assouplissement quantitatif (quantitative easing, QE) à la fin de l’année et que la banque centrale ne relève pas ses taux d’intérêt avant 2019.

La publication, le 11 janvier, du compte rendu de la réunion de décembre, qui suggère un prochain changement de discours de l’institution, avait soulevé des craintes d’une éventuelle accélération de cette séquence. D’autant que les récents indicateurs en zone euro plaident en faveur d’un moindre soutien de la BCE.

L’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne est ainsi ressorti au-dessus du consensus en janvier.

Sur le marché obligataire, le rendement du Bund allemand évolue en petite baisse, à 0,58%, après avoir frôlé le seuil de 0,6% ces derniers jours.

Pour Eric Bourguignon, directeur général délégué de Swiss Life AM en France, aucun changement n’est à attendre jeudi dans la politique monétaire et la communication de la BCE.

« Le président Draghi constatera que la croissance se raffermit mais que les risques portant sur l’évolution de l’inflation justifient le maintien des rachats d’actifs et des taux directeur à leur niveau actuel », indique-t-il.

Cela devrait se traduire « par un relâchement (provisoire) des tensions sur le marché obligataire ainsi qu’un recul significatif de l’euro », et par un rebond des marchés d’actions, ajoute-t-il.

 

Nouveaux pics du pétrole

 

D’ici à la fin de la semaine, l’intervention de Donald Trump, vendredi lors du Forum économique de Davos, risque de retenir l’attention dans un contexte de faiblesse généralisée du dollar.

L’indice dollar a touché jeudi un nouveau plus bas de trois ans. Le billet vert est à un plus bas de quatre mois face au yen et à un creux d’un an et demi face à la livre sterling.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a toutefois réaffirmé jeudi que le gouvernement américain n’était pas préoccupé par le niveau du dollar à court terme.

Cette faiblesse favorise le cours de l’or, qui a touché un plus haut depuis août 2016, ainsi que les prix du pétrole. Le baril de Brent a touché un nouveau pic, à 71,20 dollars, et le baril de brut léger américain (WTI) a atteint 66,44 dollars.

 

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