La fin du mois de ramadan se fait ressentir sur les marchés, où les prix des fruits et légumes continuent d’atteindre des sommets historiques. Cette dernière semaine du mois sacré, les hausses de prix se multiplient, laissant les consommateurs perplexes face à la montée inexorable des coûts.
La pomme émerge comme le produit phare de cette flambée des prix, enregistrant une augmentation sans précédent. À l’heure actuelle, son prix oscille entre 145 DA et 170 DA le kilogramme, un niveau que le marché n’a jamais connu auparavant. Ce phénomène s’explique par une demande accrue durant le ramadan, où les familles cherchent à garnir leurs tables pour l’Iftar.
D’autres produits ne sont pas en reste. Les haricots verts, par exemple, ont littéralement touché le plafond : leur prix a dépassé les 400 DA ce mercredi sur l’ensemble des marchés. Cette dynamique de hausse s’observe également du côté des poivrons, qui se vendent désormais entre 180 DA et 200 DA le kilogramme.
Les courgettes frôlent les 250 DA le kilogramme, tandis que les tomates dépassent les 120 DA le kilogramme. La situation est tout aussi préoccupante pour les fruits. Les prix des bananes s’envolent, dépassant les 700 DA le kilogramme, alors que les pommes peuvent atteindre entre 500 DA et 900 DA, et les fraises se négocient entre 400 DA et 550 DA le kilogramme.
Face à cette flambée des prix, des mesures d’urgence commencent à être mises en place. M. Ahmed Mokrani, directeur général de la Régulation au ministère du Commerce, a annoncé le déstockage d’urgence de 10 000 tonnes de pommes de terre. Il a également précisé qu’il reste encore 20 000 tonnes à déstocker progressivement pour tenter de stabiliser le marché. De plus, le ministère du Commerce a instauré la vente directe de bananes, évitant ainsi le passage par les marchés de gros afin de réduire les coûts pour les consommateurs.
Alors qu’approche la fête de l’Aïd, cette situation soulève de nombreuses inquiétudes parmi les consommateurs, qui espèrent voir les prix stabilisés avant les festivités. La période est cruciale, et le gouvernement semble conscient de l’importance d’agir rapidement pour protéger le pouvoir d’achat de la population.