Les prix du blé risquent de s’envoler après le retour des tensions russo-ukrainien en mer Noire

Les prix du blé risquent de s’envoler après le retour des tensions russo-ukrainien en mer Noire

Les cours des matières premières et des produits agricoles vont entamer le Nouvel An en agitation. Après plusieurs semaines de stabilité des prix de blé, l’agitation sur ce produit stratégique revient suite au retour des tensions en mer Noire entre la Russie et l’Ukraine.

Une frappe ukrainienne sur un navire russe en mer Noire a ravivé les craintes sur les risques liés au transport de céréales dans cette zone, raffermissant temporairement les cours du blé en cette période calme sur les marchés.

Moscou a confirmé mardi que le navire de débarquement Novotcherkassk avait été endommagé dans une attaque par missiles, l’armée ukrainienne soupçonnait ce bateau de transporter des drones iraniens.

Cet épisode « relance la thématique des risques géopolitiques en mer Noire qui s’était dissipée ces dernières semaines », a expliqué mercredi à l’AFP Sébastien Poncelet du cabinet Agritel (groupe Argus media).

La zone représente un enjeu essentiel pour les exportations de céréales de l’Ukraine, dont les forces ont réussi ces derniers mois à éloigner les navires russes du sud-ouest de la mer Noire et à rouvrir un couloir maritime pour exporter les produits ukrainiens.

Au moment où les échanges sur le marché physique sont « quasiment au point mort », en plein coeur de la saison des fêtes, des fonds d’investissement ont, face au regain de tensions, racheté des contrats sur les marchés à terme du blé et du maïs pour couvrir des paris à la baisse effectués depuis la récolte abondante de cet été, avance Sébastien Poncelet.

A la Bourse de Chicago, le blé de variété SRW sur l’échéance de mars, le plus échangé, a bondi mardi de plus de 3% avant de se tasser mercredi.

Sur Euronext, fermé lundi et mardi, le prix du blé a rouvert mercredi en hausse avant de repartir à la baisse, évoluant aux alentours de 221 euros la tonne.

« Le contexte est assez compliqué pour le blé européen », souligne Sébastien Poncelet.

« Les principaux pays importateurs de blé ont fait leur retour sur le marché la première quinzaine de décembre, mais cela a plutôt profité aux blé de la mer Noire, en particulier au blé russe », plus compétitif que le blé européen actuellement, précise-t-il.

Inquiétudes sur les récoltes en Europe

Le raffermissement de l’euro face au dollar « pénalise un peu plus » le blé européen, ajoute l’analyste.

Dans le même temps, des questions vont commencer à se poser dans les prochains mois sur la prochaine récolte.

« On a de grandes inquiétudes pour le potentiel en Europe de l’Ouest dans la mesure où les intempéries de l’automne ont fortement réduit les surfaces cultivées en France, en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Belgique », relève Sébastien Poncelet. Un temps doux et humide dans le bassin de la mer Noire devrait en revanche y être favorable aux cultures.

Le maïs s’inscrit surtout dans le sillage du blé, avec des mouvements moins marqués dans la mesure où les stocks sont abondants aux Etats-Unis.

« Le marché anticipe que des producteurs vont augmenter leurs ventes, mais beaucoup d’entre eux ont déjà suffisamment vendu et les silos chez les collecteurs et transformateurs sont pleins », remarque Jack Scoville, de Price Futures Group, dans une note.

Le prix du boisseau de maïs pour livraison en mars évoluait à 4,7650 dollars le boisseau mercredi à Chicago, en très légère hausse sur une semaine. Celui de la tonne de maïs sur Euronext évolue depuis une semaine juste sous la barre des 200 euros la tonne.

Du côté des oléagineux, les courtiers scrutent le ciel du Brésil et de l’Argentine pour évaluer les rendements potentiels. Pour l’instant, l’incertitude demeure.

« Ils ont eu des pluies pendant le week-end, mais un peu moins qu’attendu », signale Dewey Strickler du cabinet Ag Watch Market Advisors.

Dans le sud du Brésil, « c’est encore humide, mais pas autant qu’auparavant », ajoute-t-il. « On commence à voir un assèchement qui pourrait aider la production dans cette région. »

AFP

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