L’euro continue de perdre du terrain face au dinar algérien sur le marché noir des devises. Ce lundi 16 février 2026, le billet de 100 euros se vend à 27 950 dinars, soit une baisse de 100 dinars par rapport à la veille et de 300 dinars depuis la fin janvier. Pour l’achat, le billet s’échange à 27 700 dinars, enregistrant la même baisse en 24 heures.
Cette tendance s’explique principalement par l’effet du Ramadhan. La demande de devises diminue. En effet, les Algériens privilégient de rester au pays plutôt que de voyager à l’étranger durant cette période sacrée. Moins de voyages implique moins de besoins en devises, ce qui fait pression sur le cours de l’euro.
Parallèlement, l’offre augmente. Beaucoup d’Algériens résidant à l’étranger reviennent au pays pour passer le mois sacré avec leur famille. Leur retour apporte plus d’euros sur le marché noir, accentuant la baisse des cours. La combinaison d’une demande plus faible et d’une offre accrue explique la chute continue de l’euro face au dinar.
La baisse pourrait se poursuivre
Les experts estiment que cette baisse pourrait se poursuivre jusqu’à la fin du Ramadhan. Ils soulignent que le marché noir reste sensible aux flux de la diaspora et aux périodes de vacances ou de fêtes religieuses. Pour les acheteurs et vendeurs, il est donc crucial de suivre ces tendances pour anticiper les variations des taux.
Le phénomène illustre une règle classique du marché noir : les cours fluctuent rapidement selon l’offre et la demande, indépendamment des taux officiels. La baisse de l’euro en ce début de semaine confirme que le marché parallèle reste un indicateur clé des comportements des particuliers et de la diaspora algérienne.
Le Ramadhan agit comme un facteur double : il freine la demande tout en augmentant l’offre sur le marché noir. Conséquence : l’euro continue de céder du terrain face au dinar.
















