L’euro reprend de la vigueur face au dinar algérien sur le marché noir des devises. Ce lundi 26 janvier 2026, la monnaie européenne affiche une nouvelle hausse. Le mouvement confirme une tendance observée depuis quelques jours. Il traduit un regain de la demande, porté par des facteurs saisonniers et structurels.
Sur le segment de la vente, le billet de 100 euros s’échange à 28 150 dinars algériens. Cela représente une hausse de 100 dinars par rapport à la cotation de la veille. La progression reste modérée, mais elle est significative dans un marché très sensible aux anticipations. Les cambistes ajustent leurs prix rapidement, en fonction du flux de clients.
Du côté de l’achat, la même coupure est reprise entre 27 800 et 27 850 dinars. Là aussi, la hausse est nette. Elle varie entre 50 et 100 dinars selon les points de change informels. Cette fourchette reflète la tension actuelle sur l’offre en euros. Elle montre aussi une concurrence accrue entre intervenants du marché noir.
Cette reprise ne doit rien au hasard. Elle s’explique d’abord par la relance de la demande d’euro en prévision de la saison forte de l’omra. Le mois du Ramadhan approche. Chaque année, des milliers d’Algériens, voire davantage, se rendent en Arabie saoudite pour accomplir une omra. Certains y passent tout le mois. D’autres n’y séjournent que quelques semaines. Dans tous les cas, la préparation financière commence bien en amont.
Or, les réservations d’hôtels et le paiement des services sur place se font durant cette période. Ces dépenses s’effectuent principalement en devises. En pratique, l’euro reste la monnaie la plus recherchée sur le marché noir, malgré la destination finale. Cette réalité alimente mécaniquement la pression sur les cours.
Ensuite, cette demande saisonnière s’ajoute aux clients traditionnels du marché noir des devises. On retrouve notamment les opérateurs du commerce du cabas. À cela s’ajoutent les importateurs de véhicules et d’autres biens. Ces acteurs opèrent hors des circuits bancaires classiques. Ils constituent un socle permanent de la demande en devises.
Par conséquent, l’équilibre du marché reste fragile. La moindre variation de la demande provoque un ajustement immédiat des prix. Tant que les restrictions sur l’accès officiel aux devises persistent, le marché noir continuera de dicter ses règles. À court terme, rien n’indique un retournement de tendance. Au contraire, à l’approche du Ramadhan, la pression sur l’euro pourrait encore s’accentuer.
















