Après plusieurs années de baisse, la demande européenne de gaz naturel repart à la hausse en 2026. Les conditions climatiques difficiles et leurs conséquences sur la production d’électricité expliquent ce revirement de situation.
Cet hiver, les massifs montagneux d’Italie et d’Autriche enregistrent des niveaux de neige nettement inférieurs à la moyenne historique. Cette situation pénalise directement la production hydroélectrique, qui représente une part importante du mix énergétique de ces pays.
Face à cette baisse de production, les opérateurs électriques se tournent vers le gaz naturel pour compenser le manque et répondre aux besoins en électricité et en chauffage. En effet, depuis le début de l’année, la production d’électricité à partir du gaz a augmenté de 24 % en Italie et de 17 % en Autriche, selon les données de la London Stock Exchange Group.
Des stocks de gaz sous pression
Cette hausse de consommation intervient alors que les stocks de gaz européens se situent déjà à leurs niveaux les plus bas depuis plusieurs années. Si les conditions météorologiques actuelles persistent, ces réserves continueront de diminuer, créant une situation préoccupante pour la sécurité énergétique du continent.
L’Europe se trouve ainsi confrontée à un double défi, celui de maintenir son approvisionnement énergétique tout en gérant des ressources limitées dans un contexte climatique incertain.
L’Algérie, un fournisseur stratégique pour l’Europe
Cette configuration crée des opportunités significatives pour les principaux exportateurs de gaz naturel, au premier rang desquels figure l’Algérie. Le pays dispose d’atouts considérables, à savoir des réserves importantes, une proximité géographique avec l’Europe et des infrastructures déjà en place, notamment les pipelines trans-méditerranéens et les installations d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL).
Dans ce contexte, l’Algérie peut renforcer sa position de fournisseur privilégié de l’Europe et augmenter ses exportations vers un marché en demande croissante. Cette situation met en lumière l’importance des partenariats énergétiques stables, particulièrement dans un contexte où les énergies renouvelables, bien qu’en développement, restent tributaires des variations climatiques.
Il convient toutefois de noter que cette dynamique dépend étroitement de l’évolution météorologique. Un retour des précipitations et de la neige dans les zones montagneuses pourrait atténuer la demande de gaz. Le marché énergétique européen reste donc sensible aux aléas climatiques.
















