« l’expérience des crédits ANSEJ dissuade les jeunes porteurs de projets à se lancer dans l’entrepreneuriat » (ministre)

« l’expérience des crédits ANSEJ dissuade les jeunes porteurs de projets à se lancer dans l’entrepreneuriat » (ministre)

Intervenant dans le cadre d’un Forum Rakmana, lancé mardi 26 janvier par le Groupement Algérien des Acteurs du Numérique (GAAN), le ministre ministre délégué chargé des startups, Yacine El-Mahdi Oualid, a déclaré que plusieurs mesures flexibles seront apportées au code des marchés publics pour faciliter leur accès aux startups.

A travers l’obtention des Labels « Startup », ces petites entreprises pourront accèder et soumissioner à ces marcher et pourra même constituer un avantage. « c’est une moitié du problème qui est entraine d’être régler », souligne-t-il.

Yacine El-Mahdi Oualid a, également, souligné que les entreprises publiques sont des mauvais payeurs, dans le sens où les paiements sont conditionnés par des lenteurs administratives et cela ne correspond pas au mindset des startup, qui est basé sur l’agilité et la rapidité.

Tout en ligne pour éviter la centralisation

Le ministre a insisté, à cette occasion, sur le fait que les mécanismes d’appui au startups ne favorisent pas « une centralisation administrative », à travers la création d’un ministère délégué ou rattaché au Premier ministère. Il a cité l’exemple des procédures de demande de labellisation « Startup », qui se fait entièrement en ligne.

En réponse à une question de Maghreb Emergent, sur les risques que les facilitations de financement offertes à ces nouvelles entités, soient confrontées au syndrome « ANSEJ-Bis », le ministre délégué a écarté cette hypothèse, en arguant que les projets ANSEJ ont été financés par des crédit bancaires directs. « l’Algerian Stratup Fund (ASF), est basé sur le système du capital-risque, qui lui permet de devenir actionnaire de la startup. C’est une sorte de prise de participation dans ces entreprises », explique-t-il.

Dans le même sillage, le ministre délégué a estimé que « l’expérience du financement par crédit (ANSEJ, CNAC, ANGEM) continue à dissuader les jeunes porteurs de projets de se lancer dans l’entrepreneuriat ». « Cela a créé une sorte de crainte chez les jeune », dit-il.

Sur les questions de la bureaucratie qui freine l’émergence d’une nouvelle mentalité entrepreneuriale en Algérie, notamment à travers « l’interventionnisme » de l’Etat dans l’acte d’entreprendre, Yacine El-Mahdi Oualid souhaite qu’un équilibre soit établi entre ce qui est une « intervention » et ce qui est une « bureaucratie excessive ».

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