Le professeur d’économie tunisien, Moez Soussi, a décrypté les défis économiques de la Tunisie, en analysant, le communiqué du conseil ministériel restreint sur le programme économique de l’État, soulignant neuf axes prioritaires abordés, dont la stimulation de la croissance, l’adaptation du cadre législatif et la promotion de la souveraineté alimentaire et énergétique.
Il a mis en avant le principal défi économique du pays : un faible taux de croissance (1,15 % par an entre 2011 et 2024), avec un PIB toujours inférieur à son niveau de 2019. Selon lui, la relance passe par des incitations à l’investissement, des exonérations fiscales intelligentes et la lutte contre l’économie informelle.
Moez Soussi a proposé la création d’un fonds national pour la croissance, financé par l’État, le secteur privé et des partenaires internationaux, pour soutenir les secteurs à fort impact social et environnemental. Il a également alerté sur la hausse du déficit commercial due à la baisse des exportations et la montée des importations, appelant à des mesures pour encourager la production exportatrice.
Le professeur a insisté sur la nécessité de débloquer les projets gelés, de favoriser l’économie verte et de stimuler la consommation intérieure. Il a également souligné les difficultés du secteur des grands travaux et exhorté l’État à accélérer le remboursement de ses dettes intérieures.
Malgré la récente baisse des taux d’intérêt, Moez Soussi estime que des réformes plus ambitieuses sont indispensables pour assurer une relance durable et renforcer la compétitivité de l’économie tunisienne.