Saïf al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, serait mort ce mardi 3 février, selon des sources proches de sa famille et plusieurs médias libyens. Des responsables de son entourage, dont son avocat Khaled el‑Zaydi, ainsi que différents organes de presse locaux ont affirmé qu’il avait été tué, sans que les circonstances exactes de sa mort ne soient clairement établies. Aucune confirmation officielle libyenne n’a pour l’heure été fournie par d’autres autorités libyennes.
Selon ces sources, Saïf al-Islam aurait trouvé la mort dans l’ouest du pays, dans la région de Zintan, à la suite d’affrontements armés, mais les détails restent flous. L’annonce a été relayée par Abdallah Othman, présenté comme son conseiller politique, sans informations supplémentaires.
Né en 1972, Saïf al-Islam était le deuxième fils de Mouammar Kadhafi et avait longtemps été considéré comme l’une des figures les plus influentes du régime. Formé en partie en Occident, notamment au London School of Economics, il avait un temps incarné une image de réformateur avant la révolte de 2011.
Capturé en novembre 2011 par des combattants de Zintan alors qu’il tentait de fuir le pays, il avait passé plusieurs années en détention sous la garde de milices locales. En 2015, un tribunal libyen l’avait condamné à mort par contumace pour des crimes liés à la répression, une décision critiquée pour son manque d’équité. Il faisait également l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité.
Tensions aggravées
Après avoir bénéficié d’une amnistie et recouvré la liberté, il était réapparu sur la scène politique et avait tenté de se présenter à l’élection présidentielle de 2021, une candidature qui avait contribué à l’impasse du processus électoral.
La mort présumée de Saïf al-Islam intervient dans un contexte de fragilité politique persistante en Libye, où les rivalités entre autorités et milices continuent de bloquer toute consolidation institutionnelle. Son rôle récent dans les débats sur les élections et la réconciliation nationale en faisait une figure controversée mais centrale dans les efforts visant à sortir le pays de la crise.
Si l’information se confirme, elle pourrait accentuer les tensions entre factions rivales et compliquer davantage les tentatives de rétablir l’ordre et de relancer un processus politique inclusif.
















