Le ministère italien des Affaires étrangères interrompt le traitement mondial des demandes de visa Schengen pendant une semaine pour mettre à jour son système informatique.
Les demandeurs doivent s’attendre à des délais rallongés après la réouverture. L’interruption est confirmée et elle concerne tous les pays. Du 12 au 18 février 2026, la plateforme VIS-IT (Visa Information System – Italy), qui centralise les données biométriques et le traitement des dossiers dans l’ensemble des ambassades et consulats italiens, sera mise hors service pour une mise à niveau technique, rapporte Schengen Assist.
Pendant cette période, aucune nouvelle demande de visa ne sera acceptée par les centres de collecte, les rendez-vous biométriques (prise d’empreintes et photographies) seront suspendus, et aucune décision ne sera communiquée aux demandeurs.
La récupération des passeports pourrait également être retardée. Toutes les catégories de visas Schengen de court séjour sont touchées, qu’il s’agisse de visas touristiques, d’affaires ou de regroupement familial.
Ce que cela change pour les dossiers en cours
Les personnes ayant déjà déposé leur demande avant le 12 février conservent leur dossier dans le système. Le traitement reprendra dès la remise en service de la plateforme, mais les délais de réponse risquent de glisser de quelques jours. Pour ceux qui avaient un rendez-vous biométrique programmé durant cette semaine, il devra être reprogrammé après la réouverture.
Un engorgement à prévoir après le 19 février
La reprise ne sera pas immédiate. Une semaine de blocage va mécaniquement créer un effet d’accumulation. Les demandeurs qui n’ont pas pu déposer leur dossier se reporteront sur les premiers créneaux disponibles, ce qui devrait rendre les rendez-vous difficiles à obtenir dans les jours suivant la réouverture. Ce phénomène sera amplifié par la hausse des demandes de visas de travail.
L’Italie, confrontée à des besoins de main-d’œuvre croissants dans l’industrie et l’agriculture, attire un nombre grandissant de candidats au long séjour. Ces dossiers, souvent plus complexes à traiter, viendront s’ajouter aux demandes touristiques en attente. Les délais de réponse pourraient rester allongés jusqu’à la fin du mois de février. Les voyageurs dont les billets et les réservations sont déjà confirmés ont intérêt à vérifier que leurs dates de départ laissent une marge suffisante pour absorber un éventuel retard de délivrance.
















