Dixième exportateur mondial de GNL, l’Algérie dispose d’une fenêtre de deux ans pour tirer le meilleur parti de ses exportations gazières. À partir de 2027-2028, l’arrivée massive de volumes américains et qataris devrait faire chuter les cours : les capacités mondiales pourraient augmenter de 60 %, selon Wood Mackenzie et Enerdata.
Sonatrach, qui écoule 25,5 millions de tonnes par an, principalement vers l’Europe, ajuste sa politique tarifaire en conséquence. Depuis février 2025, la compagnie nationale a relevé ses prix de référence de 1,6 à 7,1 %, tout en évitant de brusquer ses clients européens, libres de se tourner vers la Norvège ou les États-Unis.
Diversification géographique et paris industriels
Pour réduire sa dépendance au marché européen, Alger accélère vers l’Asie et négocie avec la Turquie des prolongations de contrats au-delà de 2027. Un programme d’investissement de 60 milliards de dollars a été annoncé pour la période 2025-2029, dont 80 % consacrés à l’exploration-production, le reste au raffinage et à la pétrochimie.
Sur le marché intérieur, les prix des carburants ont été relevés au 1ᵉʳ janvier : 47 dinars le litre d’essence, 31 dinars pour le gasoil, 12 dinars pour le GPL. Des ajustements modestes, mais qui amorcent un rapprochement des tarifs domestiques avec les coûts réels. En parallèle, une réorganisation ministérielle sépare désormais l’énergie et les renouvelables du périmètre des hydrocarbures, avec un objectif de 15 000 mégawatts de capacités renouvelables d’ici 2035.
















