Depuis la fin du mois de février, le dinar algérien observe une tendance à la dépréciation face au dollar américain sur le marché officiel. Selon les dernières cotations de la Banque d’Algérie, le billet vert a franchi le seuil des 130 DZD ce mercredi 4 mars 2026, marquant une progression notable en l’espace de quelques jours.
L’analyse des cours de la Banque d’Algérie montre une accélération de la valeur du dollar américain. Alors qu’il se stabilisait autour de 129,78 DZD le 26 février dernier, il a entamé une ascension quotidienne pour s’établir à 130,23 DZD en début de semaine, avant d’atteindre 130,69 DZD lors de la séance d’ouverture de ce mercredi.
En moins d’une semaine, le dinar a ainsi concédé près d’un dinar entier face à la monnaie américaine, un mouvement qui reflète la volatilité actuelle des marchés financiers internationaux.
L’impact direct de la baisse de l’euro en bourse
Cette hausse du dollar face au dinar n’est pas un phénomène isolé. Elle est directement liée à la corrélation inverse entre l’euro et le dollar sur les marchés mondiaux.
En effet, les données montrent qu’au moment où le dollar grimpe, l’euro, lui, recule face au dinar. Il est passé de 153,39 DZD le 27 février à 151,70 DZD aujourd’hui. Cette dynamique confirme que l’euro s’affaiblit face au dollar sur les places boursières internationales.
Comme la Banque d’Algérie ajuste la valeur du dinar en fonction d’un panier de devises où l’euro et le dollar occupent une place prépondérante, le renforcement mondial du billet vert entraîne mécaniquement une hausse de son coût en Algérie.
Un effet de balance pour l’économie
Si cette hausse du dollar peut renchérir le coût de certaines importations facturées en monnaie américaine, elle présente également un avantage pour les finances publiques. Les revenus pétroliers et gaziers de l’Algérie étant libellés en dollars, leur conversion en dinars génère mécaniquement une valeur supérieure, ce qui aide à équilibrer le budget de l’État.
Le marché interbancaire reste donc suspendu aux fluctuations des grandes places financières, où le dollar continue d’afficher une solidité face aux autres monnaies de réserve.
















