La baisse de l’euro face au dinar algérien s’est poursuivie ce lundi 9 février 2026 sur le marché noir des devises. La tendance, amorcée depuis plusieurs jours, se confirme à l’approche du mois de Ramadhan. Les cambistes observent un recul progressif des cours, porté par un affaiblissement de la demande et une hausse parallèle de l’offre.
Sur le marché noir, le billet de 100 euros s’échange désormais contre 28 100 dinars à la vente. Cela représente une baisse de 50 dinars par rapport à la cotation de la veille. Par ailleurs, le recul atteint 150 dinars comparé au pic annuel enregistré au début du mois de février. Cette correction place l’euro sur une trajectoire descendante après plusieurs semaines de relative stabilité.
Pour l’achat, la même coupure est reprise par les cambistes à 27 800 dinars. L’écart entre les prix d’achat et de vente reste contenu. Toutefois, il traduit un climat d’attentisme chez les acteurs du marché noir, qui anticipent une poursuite de la baisse à court terme.
Les raisons de la baisse
Cette évolution s’explique principalement par l’effet Ramadhan. Le début du mois sacré est attendu le 18 ou le 19 février 2026, selon l’observation du croissant lunaire. Historiquement, cette période s’accompagne d’un ralentissement marqué de la demande en devises. Les Algériens évitent de voyager pendant le Ramadhan. Par conséquent, les besoins en euros reculent dès les jours précédant le mois sacré.
En parallèle, l’offre progresse sur le marché noir. Le Ramadhan coïncide avec le retour au pays de nombreux membres de la communauté nationale établie à l’étranger. Ils arrivent avec des devises qu’ils échangent pour couvrir leurs dépenses locales. Ce flux supplémentaire exerce une pression directe sur les cours.
Ainsi, la combinaison d’une demande en baisse et d’une offre en hausse tire mécaniquement les prix vers le bas. Tant que cette configuration persiste, l’euro restera sous pression sur le marché noir des devises.
Enfin, les cambistes restent prudents. Une stabilisation est possible après les premières semaines du Ramadhan. Toutefois, une poursuite de la baisse n’est pas exclue si l’afflux de devises se confirme. Le marché noir reste, à ce stade, clairement orienté à la baisse.
















