Marché noir des devises : l’euro recule face au dinar à l’approche du Ramadhan

Marché noir des devises : l’euro recule face au dinar à l’approche du Ramadhan

Le marché noir des devises en Algérie connaît un essoufflement notable en ce début de mois de février. Loin de ses sommets historiques, l’euro commence désormais à patiner face au dinar algérien. Cette tendance baissière s’installe à l’approche du mois de Ramadhan. Cette période est traditionnellement marquée par un net recul de la demande au Square Port-Saïd.

Les chiffres récents confirment ce repli de la monnaie unique européenne. Depuis le début du mois de février, le billet de référence de 100 euros a perdu pas moins de 150 dinars algériens sur le marché noir.

En effet, pour la vente, les cambistes proposaient 100 euros pour 28 250 dinars à la fin du mois de janvier. Ce mercredi 11 février, ce même montant s’échange désormais contre 27 100 dinars. Concernant l’achat, le constat reste identique. Le même billet valait 27 950 dinars fin janvier, contre 27 800 dinars aujourd’hui. Cette baisse de 150 dinars marque un coup d’arrêt à la dynamique précédente.

La mécanique de l’offre et de la demande

Cette tendance pourrait s’inscrire dans la durée selon les professionnels du secteur informel. Les données actuelles du marché noir laissent penser que le recul de l’euro va se poursuivre au cours des prochains jours. « La veille et les premiers jours du mois du Ramadhan sont connus pour la baisse de la demande pour l’euro », affirme un cambiste chevronné.

Il ajoute également : « Cette équation tire inévitablement les cours de l’euro et des autres devises vers le bas ». Selon notre interlocuteur, deux facteurs majeurs expliquent ce phénomène saisonnier. Le ralentissement des voyages se fait sentir, les Algériens réduisent leurs déplacements à l’étranger durant le mois de jeûne. À l’exception de ceux qui partent pour une Omra, les séjours touristiques s’arrêtent presque complètement, ce qui entraîne une baisse de la demande en devises.

Parallèlement, le retour de la diaspora se fait remarquer, de nombreux membres de la communauté algérienne établis à l’étranger rentrent au pays pour passer le mois du Ramadhan en famille. Leur arrivée massive augmente mécaniquement l’offre en euros sur le marché noir.

Un ajustement saisonnier du marché

Le marché noir réagit à une logique de flux saisonniers très précise. La hausse de l’offre, combinée à une demande plus faible, provoque mécaniquement le recul des cours. Les cambistes restent attentifs à l’évolution de la situation. Le dinar reprend donc des couleurs face à une monnaie européenne temporairement moins sollicitée par les ménages algériens. Le marché semble désormais s’éloigner durablement des tensions observées en début d’année.

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