L’euro poursuit sa baisse sur le marché noir des devises ce mercredi 18 février. À l’approche du Ramadhan, la pression vendeuse s’intensifie et les cours reculent nettement.
Le billet de 100 euros s’échange désormais à la vente contre 27 650 dinars. Il s’agit d’une baisse marquée de 250 dinars par rapport à la cotation de la veille. Du côté de l’achat, les cambistes reprennent le même billet dans une fourchette comprise entre 27 200 et 27 300 dinars. L’écart entre offre et demande se creuse donc davantage sur le marché noir.
Cette correction s’explique d’abord par un effondrement de la demande. À la veille du Ramadhan, les ménages réduisent leurs projets de voyage. Or, moins de déplacements à l’étranger signifie moins de besoin en devises. La demande en euro recule mécaniquement sur le marché noir.
Ensuite, l’offre augmente. De nombreux Algériens établis à l’étranger rentrent au pays pour passer le mois sacré en famille. Ces retours se traduisent par des apports supplémentaires en liquidités, notamment en euros. Plus d’arrivées implique davantage de billets injectés sur le marché noir. Cette dynamique accentue la pression à la baisse sur les cours.
Un facteur réglementaire renforce la tendance
Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a décidé d’interdire l’importation de véhicules de moins de trois ans via les ports d’Alger et d’Oran durant toute la saison estivale. Cette mesure réduit les besoins en devises destinées à l’achat de voitures à l’étranger. En conséquence, la demande en euro se contracte davantage sur le marché noir.
Ainsi, la combinaison de ces éléments pèse lourdement sur les cotations. D’un côté, la demande saisonnière diminue fortement. De l’autre, l’offre progresse sous l’effet des retours de la diaspora. Enfin, les restrictions sur les importations automobiles freinent un canal important de sortie de devises. À court terme, sauf retournement inattendu de la demande, la tendance baissière pourrait se prolonger sur le marché noir.
















