La baisse de l’euro face au dinar algérien se poursuit sur le marché noir des devises. Ce mardi 17 février 2026, la monnaie unique européenne recule encore, confirmant une tendance enclenchée depuis plusieurs jours. Le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 27 900 dinars. Il perd ainsi 50 dinars par rapport à la veille. À l’achat, le même billet s’établit à 27 650 dinars.
Cette correction traduit un déséquilibre clair entre l’offre et la demande sur le marché noir. L’effet Ramadhan pèse sur la demande D’abord, le mois de Ramadhan explique en grande partie cette baisse. Pendant cette période, les Algériens voyagent moins à l’étranger. Par conséquent, les besoins en devises diminuent. La demande d’euro recule mécaniquement sur le marché noir. Moins de déplacements signifie moins de dépenses en devises. Cette contraction de la demande exerce une pression baissière sur les cours. Le marché s’ajuste rapidement à cette nouvelle réalité saisonnière.
Une offre en hausse
Une offre en hausse sur le marché noir Ensuite, l’offre progresse sensiblement. De nombreux Algériens résidant à l’étranger choisissent de passer le mois sacré en famille, au pays. Ils introduisent ainsi davantage d’euros en circulation sur le marché noir des devises. Cette augmentation de l’offre renforce la tendance baissière. En effet, plus d’euros disponibles face à une demande réduite entraînent mécaniquement une correction des prix. Le principe reste simple : plus d’offre et moins de demande favorisent la baisse des cours.
Un troisième facteur structurel
Un troisième élément vient consolider cette dynamique. Le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports a annoncé l’interdiction de l’importation des voitures de moins de trois ans via les ports d’Oran et d’Alger durant la saison estivale. Cette mesure vise à encadrer les flux liés à l’importation de véhicules. Or, l’importation de voitures de moins de trois ans génère traditionnellement une forte demande en devises sur le marché noir.
En réduisant le nombre de véhicules de moins de trois ans importées pendant la saison estivale, les autorités limitent indirectement les besoins en euro. Là encore, la demande recule. Une tendance à surveiller Ainsi, la combinaison de trois facteurs — effet Ramadhan, hausse de l’offre en provenance de la diaspora et encadrement des importations automobiles — explique la baisse actuelle sur le marché noir. Si ces conditions persistent, la pression sur l’euro pourrait se maintenir à court terme.
















