La hausse de l’euro face au dinar algérien s’est poursuivie ce jeudi 22 janvier 2026 sur le marché noir des devises. Cette tendance, déjà visible depuis le début de la semaine, se confirme sous l’effet d’une demande en nette reprise.
Aujourd’hui, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 28 100 dinars. Ce chiffre marque une hausse de 100 dinars par rapport à la veille et de 200 dinars par rapport à la journée de mardi. Le mouvement est donc progressif mais constant. Pour l’achat, la cotation moyenne s’établit à 27 800 dinars pour 100 euros, soit également une augmentation de 100 dinars en une seule journée.
L’effet Omra et la pression saisonnière
Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle s’explique d’abord par la reprise saisonnière de la demande sur le marché informel. À l’approche du mois de Ramadhan, de nombreux Algériens préparent leurs voyages pour accomplir l’Omra en Arabie saoudite. Chaque année, des milliers de fidèles choisissent d’y passer tout ou partie du mois sacré.
Contrairement au Hadj, les voyages d’Omra ne bénéficient d’aucune prise en charge directe de l’État. Les agences de voyage et les particuliers doivent financer l’intégralité du séjour en devises propres. En pratique, cela signifie un recours massif au marché informel pour acquérir des euros ou d’autres monnaies. Cette pression supplémentaire alimente mécaniquement la hausse des cours.
Reprise des visas pour la Turquie
Par ailleurs, un autre facteur conjoncturel renforce la demande. Il s’agit de la reprise de la délivrance des visas pour la Turquie au niveau de la wilaya d’Oran. Les procédures ont redémarré après un arrêt de quelques jours causé par un changement de prestataire. Cette reprise relance immédiatement les projets de voyage touristiques et commerciaux. Là encore, les candidats au départ sollicitent les cambistes pour se procurer des devises.
Des perspectives orientées à la hausse
Ainsi, plusieurs éléments convergent pour maintenir la tension. D’un côté, la saison religieuse liée à l’Omra pèse lourdement. De l’autre, la normalisation des visas vers des destinations prisées accentue les besoins. En l’absence de canaux officiels suffisants, le résultat reste identique : la pression s’accentue et l’euro s’apprécie.
À court terme, aucun signal ne laisse présager un retournement de situation. Tant que la demande restera soutenue et l’offre officielle limitée, le marché noir dictera ses règles. L’euro conserve donc sa trajectoire haussière face au dinar.
















