Le marché noir des devises confirme son rebond. Ce lundi 23 février 2026, l’euro progresse de nouveau face au dinar algérien. La tendance haussière, amorcée samedi, se consolide après plusieurs séances de volatilité extrême. Concrètement, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 28 000 dinars. Il gagne ainsi 100 dinars par rapport à la cotation de la veille. À l’achat, les cambistes reprennent le même billet à 27 750 dinars. L’écart reste stable, mais la dynamique est clairement orientée à la hausse.
Cette correction technique confirme un retournement rapide. En effet, la fin de la semaine dernière a été cauchemardesque pour les cambistes du marché noir. L’euro a soudainement chuté, plongeant les transactions dans l’incertitude et le flou total. En trois jours seulement, le billet de 100 euros a perdu plus de 500 dinars. Les opérateurs ont alors suspendu certaines ventes, dans l’attente d’une stabilisation.
Reprise de la demande
Cependant, la demande a repris dès le week-end. Plusieurs facteurs expliquent ce redressement. D’abord, les préparatifs des voyages à l’étranger après le mois de Ramadhan stimulent les achats de devises. Les ménages anticipent leurs dépenses en Europe et cherchent à sécuriser leurs budgets. Ensuite, les opérations d’importation renforcent la pression sur le marché noir. Les particuliers engagés dans l’importation de véhicules augmentent leurs besoins en euros. Parallèlement, les commerçants du cabas, souvent qualifiés d’« auto-importateurs », intensifient leurs achats de marchandises à l’étranger. Cette demande additionnelle soutient mécaniquement les cours.
Ainsi, le marché noir retrouve une trajectoire ascendante, malgré l’épisode de panique observé la semaine passée. La volatilité reste élevée. Néanmoins, les intervenants constatent un retour progressif de la confiance. À court terme, l’évolution dépendra du niveau réel de la demande et des arbitrages des cambistes. Si la pression acheteuse se maintient, l’euro pourrait tester de nouveaux seuils psychologiques. À l’inverse, une détente soudaine pourrait provoquer un nouvel ajustement brutal. Pour l’heure, le signal est clair : le marché noir des devises reste sous tension, porté par une demande soutenue et un environnement toujours incertain.
















