L’euro enregistre un recul ce samedi 14 mars sur le marché noir des devises en Algérie. Après plusieurs jours de relative stabilité, la monnaie européenne perd du terrain face au dinar algérien. Cette baisse s’explique principalement par une diminution de la demande sur le circuit parallèle.
Dans les principales places informelles de change, le billet de 100 euros s’échange à la vente contre 27 700 dinars. Cela représente une baisse de 200 dinars par rapport à la cotation observée jeudi. Du côté de l’achat, les cambistes proposent 27 400 dinars pour 100 euros, soit également un recul de 200 dinars sur la même période.
Cette évolution confirme la sensibilité du marché noir aux fluctuations de la demande. En effet, ce marché parallèle réagit rapidement aux événements internationaux et aux perturbations du commerce.
Plusieurs facteurs expliquent cette baisse récente. D’abord, les tensions persistantes au Proche-Orient continuent de perturber les échanges commerciaux et les liaisons aériennes internationales. Les compagnies aériennes ont annulé ou réduit certains vols vers cette région. Par conséquent, les déplacements et les transactions liés à cette zone ont fortement ralenti.
Cette situation a un impact direct sur la demande en devises. Moins de voyages signifie moins de besoins en euros sur le marché noir. Or, lorsque la demande diminue, les prix suivent généralement la même tendance. Les cambistes observent régulièrement ce phénomène dans les périodes d’incertitude internationale.
Un autre élément contribue également à cette tendance baissière. L’importation de voitures neuves et d’occasion depuis Dubaï marque un arrêt ces derniers jours. Cette activité constitue habituellement une source importante de demande en devises sur le marché parallèle.
En effet, de nombreux importateurs s’approvisionnent en euros pour financer l’achat et l’acheminement des véhicules. Avec l’arrêt temporaire de ces opérations, la pression sur la devise européenne diminue nettement.
Pour les cambistes, ce scénario n’est pas inédit. Lorsque plusieurs sources de demande se contractent simultanément, les cours sur le marché noir ont tendance à reculer rapidement. La situation actuelle illustre parfaitement cette dynamique.
Reste à savoir si cette baisse sera durable. Tout dépendra de l’évolution des tensions régionales et de la reprise des échanges commerciaux. En attendant, l’euro évolue dans une phase de repli sur le marché noir algérien.
















