Malgré la montée en puissance des livraisons américaines, l’Algérie a renforcé ses exportations de gaz naturel liquéfié vers le marché turc en janvier 2026, avec une hausse de 9% en glissement annuel.
Les exportations algériennes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers la Turquie ont atteint 349 000 tonnes en janvier 2026, contre 320 000 tonnes sur la même période de l’année précédente, selon les données de l’Energy Research Unit basée à Washington. Cette progression intervient dans un contexte de demande turque record, le pays ayant importé 2,657 millions de tonnes de GNL le mois dernier, soit une hausse de 27,4% sur un an.
L’Algérie conserve ainsi sa position de deuxième fournisseur de la Turquie, derrière les États-Unis qui dominent largement le marché avec 1,867 million de tonnes livrées en janvier, représentant 70% des importations totales d’Ankara. Les livraisons américaines ont d’ailleurs bondi de 46,8% en un an, témoignant de l’offensive commerciale de Washington sur le marché énergétique turc.
Une concurrence accrue avec l’offensive américaine
La percée de nouveaux acteurs redessine toutefois la carte des approvisionnements. La Mauritanie, qui a démarré ses exportations début 2025, s’est hissée au troisième rang avec 111 000 tonnes, devançant des fournisseurs historiques comme le Nigeria, dont les livraisons ont chuté de moitié à 75 000 tonnes. L’Égypte a également effectué un retour remarqué avec 65 000 tonnes expédiées.
Cette dynamique s’inscrit dans la stratégie turque de diversification de ses sources d’approvisionnement, alors que le pays a porté sa capacité quotidienne de regazéification à 161 millions de mètres cubes, avec l’ambition d’atteindre 200 millions de mètres cubes d’ici la fin 2026. Parallèlement, la production domestique turque couvre désormais 42% de la consommation résidentielle et 63% des besoins industriels, contribuant à réduire la facture d’importation.
Pour l’Algérie, le maintien de sa part de marché en Turquie constitue un acquis important dans un environnement concurrentiel marqué par l’agressivité commerciale américaine et l’émergence de nouveaux producteurs africains.
















