La Mauritanie accélère ses investissements dans le secteur de la santé, à la fois sur le plan des infrastructures et de la transformation numérique. Deux initiatives distinctes, annoncées lundi, illustrent cette orientation : la signature d’accords de financement avec la Banque islamique de développement à Djeddah et l’ouverture de discussions avec la Banque mondiale sur la numérisation du système de santé.
Le ministre mauritanien des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidiya, a signé lundi à Djeddah deux accords de financement avec la Banque islamique de développement pour un montant total de 116,6 millions d’euros. Ces fonds sont destinés à soutenir plusieurs projets dans les secteurs de la santé et de l’énergie.
Selon un communiqué du ministère des Affaires économiques et du Développement, la première convention porte sur un financement de 61,4 millions d’euros destiné à la construction et à l’équipement d’un hôpital de référence spécialisé dans la santé maternelle, infantile et néonatale à Nouakchott. Ce projet vise à renforcer l’offre de soins spécialisés et à améliorer la prise en charge des mères et des nouveau-nés dans la capitale mauritanienne.
Numérisation du système de santé
Parallèlement, le ministère mauritanien de la Santé a engagé des discussions avec une mission de la Banque mondiale autour de la transformation numérique du système de santé. La réunion, présidée par le ministre de la Santé Mohamed Mahmoud Ould Ely Mahmoud, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de transformation numérique dans ce secteur.
Les experts de la Banque mondiale ont présenté plusieurs propositions visant à moderniser la gestion des services de santé. Parmi les pistes étudiées figure la création d’une plateforme numérique intégrée destinée à gérer les établissements et les services de santé, qu’il s’agisse des hôpitaux, des centres ou des points de santé.
Le projet prévoit également la centralisation des données sanitaires afin d’améliorer la collecte, le partage et l’exploitation des informations médicales, un enjeu clé pour renforcer la planification et la qualité des services.
À l’issue de la réunion, le ministre a confirmé le lancement de la mise en œuvre des solutions numériques proposées. Un comité technique conjoint sera chargé de suivre le développement du projet et d’examiner les aspects techniques et organisationnels liés à cette transformation.
















