Le projet de mine de zinc et de plomb de Tala Hamza franchit une nouvelle étape dans la wilaya de Béjaïa. Cette semaine, les autorités ont lancé les travaux d’ouverture et d’aménagement des accès vers le site minier. Cette opération marque le début concret de la phase d’infrastructures pour l’un des projets miniers les plus importants en Algérie.
Toutefois, plusieurs étapes restent encore à franchir avant l’exploitation effective de la mine de zinc et de plomb. Les travaux d’accès permettront d’abord l’arrivée des équipements lourds et des équipes techniques. Ensuite, les entreprises chargées du projet devront poursuivre l’aménagement des installations industrielles nécessaires à l’extraction et au traitement du minerai.
Dans cette phase, les opérateurs devront notamment mettre en place des installations de concassage et de broyage du minerai. Ces équipements sont essentiels pour préparer le minerai extrait avant son traitement industriel. En parallèle, le projet prévoit des systèmes de stockage et de gestion des déchets miniers afin d’encadrer l’activité et de limiter les impacts environnementaux.
Traitement d’eau
Le chantier comprend également des installations de traitement de l’eau. Ces équipements permettront de gérer les eaux utilisées dans le processus minier et d’éviter toute pollution des ressources hydriques. Par ailleurs, l’exploitation de la mine de zinc et de plomb nécessite la construction de routes industrielles et de réseaux électriques afin d’assurer l’alimentation énergétique du site et le transport du minerai.
Une fois ces infrastructures achevées, la mine pourra entrer dans une phase de tests techniques et de production progressive. Selon les estimations du secteur minier, l’exploitation industrielle de la mine de zinc et de plomb pourrait débuter entre la fin de l’année 2026 et le début de 2027, si le calendrier du projet est respecté.
Le potentiel du gisement explique l’importance stratégique de ce projet pour l’économie nationale. Les réserves du site sont estimées à plusieurs dizaines de millions de tonnes de minerai, ce qui place la mine de zinc et de plomb parmi les plus grands gisements de zinc de la région méditerranéenne. À pleine capacité, la production annuelle pourrait atteindre environ 170 000 tonnes de zinc et près de 30 000 tonnes de plomb.
Cette production pourrait générer des retombées économiques importantes pour l’Algérie. En effet, la mine de zinc et de plomb devrait créer plusieurs centaines d’emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects dans les secteurs liés à la logistique, aux services et à l’industrie minière. Le projet pourrait également renforcer les exportations minières du pays et contribuer à la diversification de l’économie, encore largement dépendante des hydrocarbures.
le projet soulève également des préoccupations environnementales
Cependant, le projet soulève des préoccupations environnementales. Le site est situé dans une région proche de la vallée de la Soummam, une zone agricole importante. Certains habitants et associations craignent notamment des impacts sur les ressources en eau et sur l’environnement local.
Pour répondre à ces inquiétudes, les autorités et les entreprises impliquées dans le projet affirment que l’exploitation de la mine de zinc et de plomb se fera principalement par des méthodes souterraines. Cette approche vise à réduire l’empreinte environnementale et à limiter les perturbations en surface.
Avec le lancement des travaux d’accès, la mine de zinc et de plomb de Tala Hamza entre ainsi dans une phase décisive. Si toutes les étapes sont menées à bien, ce projet pourrait devenir l’un des piliers du développement du secteur minier en Algérie au cours des prochaines années.
















