Minerais : à Riyad, l’Algérie tente le grand écart pour rompre avec le tout-pétrole

Minerais : à Riyad, l’Algérie tente le grand écart pour rompre avec le tout-pétrole

À Riyad, l’Algérie a joué sa carte minière- phosphate, zinc, terres rares- pour desserrer l’étau des hydrocarbures.

Alors que la transition énergétique redessine les rapports de force mondiaux, l’Algérie cherche à repositionner son économie autour de secteurs encore peu exploités. La participation algérienne à la 5ᵉ Conférence internationale sur l’exploitation minière, organisée à Riyad du 13 au 15 janvier, s’inscrit clairement dans cette dynamique de diversification, loin du prisme exclusif des hydrocarbures.

Présente à l’ouverture des travaux, la secrétaire d’État chargée des Mines, Karima Bakir Tafer, a multiplié les échanges et rencontres, dans un contexte où les minerais stratégiques deviennent un levier économique et géopolitique majeur.

Objectifs de la participation algérienne : partenariats et visibilité

Karima Bakir Tafer a ainsi participé à plusieurs panels consacrés à l’investissement responsable et à l’avenir du secteur minier, tout en tenant des rencontres bilatérales, notamment avec Mohsin bin Hamad Al-Hadhrami, responsable des richesses minières au Sultanat d’Oman.

De son côté, Karim Mokhtar, directeur du comité de direction de l’Agence du service géologique de l’Algérie (ASGA), a pris part à la réunion internationale des dirigeants des services géologiques, axée sur la donnée numérique et l’accélération de l’exploration.

Un potentiel minier algérien encore largement sous-exploité

Selon des données spécialisées, l’Algérie figurait en 2024 parmi les pays exportant entre 1 et 5 milliards de dollars de minéraux. Un chiffre modeste au regard des réserves identifiées, mais révélateur d’un retour progressif sur la scène minière africaine.

Fer, phosphate, zinc, or ou terres rares : les ressources existent, mais leur valorisation reste freinée par le manque d’exploration avancée, de transformation locale et de chaînes de valeur intégrées. À Riyad, l’Algérie a surtout cherché à montrer qu’elle veut désormais combler ce retard, en misant sur la technologie, la donnée géologique et des partenariats ciblés.

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