Le gouvernement sénégalais a décidé le retrait d’environ 71 titres miniers et de carrières, rapporte la presse locale et internationale. Cette décision a été prise en raison du « non-respect des obligations légales auxquelles les titulaires avaient souscrit, tout particulièrement sur le plan environnemental », lit-on sur Dakaractu.
RFI rapporte quant à elle que 71 permis miniers vont être révoqués et que les comptes de l’entreprise Indorama, spécialisée dans le phosphate, seront bloqués jusqu’au versement à l’État de 250 milliards de FCFA (soit environ 380 millions d’euros).
Cette mesure d’annulation affecte un large éventail de ressources naturelles, incluant notamment l’or, l’ilménite, le basalte, le sel, le grès, le magnésium, le manganèse, la colombo-tantalite, le platine et le sable.
Réattribution et contexte
Le gouvernement prévoit de réattribuer ces titres à des opérateurs jugés plus sérieux et plus respectueux de leurs engagements. « Le Sénégal a été gravement lésé », a expliqué le Premier ministre devant la presse jeudi, en évoquant le cas des Industries chimiques du Sénégal (ICS).
Détenues depuis 2014 par le géant indonésien de la chimie Indorama, les ICS ont, selon Ousmane Sonko, fait perdre au Sénégal l’équivalent de 1 075,9 milliards de FCFA (un peu plus d’un milliard et demi d’euros) de 2014 à aujourd’hui, en raison du non-paiement de taxes et redevances ainsi que d’exonérations fiscales jugées illégales par les nouvelles autorités.
Le secteur minier sénégalais est un pilier économique clé, représentant environ 5% du PIB et générant des recettes publiques importantes grâce à l’or, les phosphates et les sables minéraux (zircon, ilménite). Il connaît une diversification récente avec des projets comme le hub minier régional et une production en hausse, malgré des défis tels que les sites clandestins.
















