15 000 m², 220 stands, 50 000 à 70 000 visiteurs attendus : le Salon de l’Algérie à Lyon passe à la vitesse supérieure en avril 2026. Après avoir écoulé l’intégralité de son offre lors de la première édition, Nouredine Gassemi vise désormais Paris et Marseille et ce, pour faire de la diaspora un débouché commercial pour la production algérienne.
Nouredine Gasmi reçoit à la Safex d’Alger ce dimanche 15 février pour présenter la deuxième édition du Salon de l’Algérie à Lyon. Huit ans de préparation, des stands vidés le dernier jour : la première édition a validé le concept. Le président de l’événement compte désormais dupliquer le modèle.
Maghreb Émergent : En une seule édition, vous avez réussi à attirer l’attention avec un succès sans précédent. Pouvez-vous revenir sur la genèse de cette réussite ?
Nouredine Gasmi : Je suis originaire de Souk Ahras et je fais partie de cette génération d’Algériens nés en France. Quand j’étais enfant, nous n’avions pas toujours les moyens de nous rendre en Algérie, mais nous avons gardé cette fierté viscérale pour le pays. Cela fait des années que j’y reviens et c’est toujours un plaisir renouvelé. Pour nous, l’amour de l’Algérie ne se résume pas à brandir des drapeaux ; nous avons voulu transformer ce sentiment en plateforme économique majeure. Au début, l’idée était simplement de créer une rencontre culturelle, un moment de rassemblement. Mais avec le temps, nous avons changé de cap pour nous orienter vers l’économie pure.
M.E : Le chemin pour concrétiser un tel projet n’a pas dû être simple. Quel effort a été fourni pour cette première édition ?
N.G : Nous avons travaillé plus de huit ans pour organiser la première édition. Ce fut une réussite totale. Le dernier jour, nous avons dû fermer les portes du salon car il ne restait absolument plus rien sur les stands ! Tout a été vendu. Beaucoup nous ont demandé : « Pourquoi Lyon ? Pourquoi pas Marseille ou Paris ? ». La réponse est stratégique : Lyon est le carrefour naturel de l’économie européenne. Nous avons voulu offrir aux entreprises algériennes l’occasion d’être des acteurs directs dans ce carrefour. Nos portes sont toujours grandes ouvertes pour les sociétés algériennes qui veulent s’internationaliser.
M.E : Pour cette deuxième édition, quels sont les préparatifs et les nouveautés ?
N.G : Cette deuxième édition sera exceptionnelle. Nous visons plusieurs secteurs clés : l’industrie, le commerce, le tourisme, l’immobilier, l’agroalimentaire et l’artisanat. Notre objectif est d’accompagner cette dynamique algérienne émergente et de lui offrir une place de choix à Lyon.
Cette année, l’exposition couvrira 15 000 m². La demande est là : les opérateurs algériens veulent prendre part à cette rencontre, et nous devons répondre à cet engouement croissant. En avril prochain, les visiteurs pourront découvrir plus de 220 stands sous la bannière « Made in Algeria ». Durant ces trois jours, nous attendons entre 50 000 et 70 000 visiteurs. Ce sera une rencontre économique d’une importance capitale pour la diaspora, qui pourra découvrir et consommer le produit national.
M.E : Le Salon de Lyon semble désormais bien ancré. Quels sont vos objectifs pour l’avenir ? Envisagez-vous d’autres projets similaires ?
N.G : Nous ne comptons pas nous arrêter là. Nous visons désormais deux autres places fortes : Paris et Marseille. L’idée est d’offrir encore plus d’espace et de visibilité aux entreprises algériennes en quête de marchés européens et d’un contact direct avec la diaspora. Pour le salon de Lyon, notre ambition pour l’année prochaine est d’atteindre les 30 000 m², soit le double de cette édition. L’intérêt est remarquable et le potentiel de croissance du produit algérien à l’étranger est immense.
















