Réunis dimanche par visioconférence, les huit pays qui avaient réduit volontairement leur production en 2023 ont décidé de ne pas rouvrir les vannes. La prudence reste de mise face à un marché jugé trop fragile.
Pas question de relancer la machine. L’Algérie et sept autres producteurs de l’OPEP+ ont confirmé dimanche qu’ils maintenaient leurs volumes de production inchangés jusqu’à fin mars. Une décision attendue, mais qui en dit long sur l’état d’esprit du cartel.
Le groupe des huit, à savoir l’Algérie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie, avait engagé des coupes volontaires en avril 2023 pour soutenir les cours. Un an plus tard, en avril 2025, ils avaient amorcé une remontée progressive. Mais dès novembre, coup de frein : les hausses sont suspendues. Ce dimanche, la suspension est confirmée.
Mohamed Arkab, ministre d’État chargé des Hydrocarbures, a participé à la réunion par visioconférence. Il a plaidé pour une “vigilance accrue” et une coordination étroite entre producteurs. Le marché reste sous pression, entre incertitudes économiques et demande saisonnièrement faible.
L’OPEP, dans son communiqué, évoque pourtant des “fondamentaux sains” et une baisse des stocks. Mais le ton reste prudent. Les huit pays s’engagent à compenser tout volume excédentaire produit depuis janvier 2024, et rappellent leur attachement à la “pleine conformité” aux accords. Autrement dit, personne ne veut être celui qui fait plonger les prix en inondant le marché.
Pour rappel, cette prolongation avait été décidée lors de la réunion de novembre dernier, face à ce que le groupe avait alors qualifié d’ “incertitude économique mondiale”. La réunion de dimanche n’a fait que confirmer cette ligne. Prochaine étape le 1er février. D’ici là, le statu quo prévaut.