Partenariat économique avec l’Italie : l’ANCA en mode « VRP » à Trieste !

Partenariat économique avec l’Italie : l’ANCA en mode « VRP » à Trieste !

l’Algérie et l’Italie souhaite porter le volume des échanges commerciaux au-delà du niveau actuel de 8 milliards de dollars, jugé appréciable des deux côtés.

Le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, a entamé une visite dans la région de Trieste, capitale de la région du Frioul-Vénétie julienne, au nord-est de l’Italie, pour promouvoir le marché algérien auprès des opérateurs économiques italiens et les opportunités d’investissement qu’il recèle dans les secteurs qui intéressent les entreprises et hommes d’affaires de la région.

La visite en question a été organisée par l’antenne de l’ANCA à Milan, sur invitation de Chambre de commerce industrie artisanat et agriculture Venezia Giulia de Treiste et la section italienne du World Trade Center (WTC). Dans une déclaration à Maghreb Emergent, Hadj Tahar Boulenouar a indiqué son voyage en Italie répondait essentiellement à deux besoins : l’échange d’informations et d’expériences ainsi que la préparation d’un évènement inédit, en l’occurrence le premier salon de la production algérienne en Italie, qui sera organisé par l’ANCA au printemps 2022.

La deuxième préoccupation de l’ANCA et de surfer sur la « lune de miel » entre Alger et Rome sur le plan politique, afin de traduire les bonnes relations bilatérales en véritable creuset d’opportunités d’affaires, dans les deux sens. « Il serait stupide de passer à côté d’une occasion pareille de faire des affaires avec les italiens, car nos positions convergent en politique et en économie. Je rappelle que les échanges commerciaux entre l’Algérie et l’Italie son à 8 milliards de dollars », a déclaré Boulenouar.

Par ailleurs, le président de l’ANCA a eu des discussions approfondies avec plusieurs chefs d’entreprises, afin d’exposer les opportunités d’investissements ou d’échanges avec l’Algérie, qui seraient susceptibles de les intéresser. « J’ai trouvé une oreille attentive chez les italiens. Pas mal d’entreprises de la région de Trieste, qui affiche un dynamisme économique époustouflant, souhaitent se développer sur des marchés stratégiques dont celui de l’Algérie. A leur yeux, notre pays peut leur ouvrir grand les portes de l’Afrique. c’est clairement un argument sur lequel nous avons joué pour attirer leur attention », a expliqué notre interlocuteur.

Parmi les futurs partenariats annoncés par Boulenouar, suite à une réunion avec des représentants du port de Trieste, pour des négociations d’un projet d’accord en transport maritime et libre échange, figure un accord de principe pour un jumelage entre le port de Trieste et un port algérien, pour lancer, en partenariat avec le groupe Cantiere Navale Vittoria, des projets dans le domaine de la conception et fabrication de bateaux (ferrys) et d’embarcations de plaisance et de tourisme, mais également en matière de création d’ateliers spécialisés en formation, ainsi que de transfert technologique.

D’autres discussions avec des opérateurs milanais dans le secteurs de la transformation industrielle, les énergies renouvelables et le traitement des déchets, auraient débouché, selon Boulenouar, sur un pré-accord en faveur de projets d’investissements prochains dans ces domaines d’activité. « Nous n’avons plus qu’à revoir certains détails, mais dans l’ensemble, nous avons un accord de principe », s’est félicité le président de l’ANCA.

D’autre part, le président de l’ANCA a tenu des réunions à Milan et Turin sur le thème des investissements agricoles en Algérie et les réseaux de distributions en Italie, et ce en présence de dirigeants d’entreprises locales importantes, en termes de parts de marchés régionales. Une autre réunion a également eu lieu avec une délégation de la Chambre de Commerce de la ville de Udine.

Enfin, interrogé sur les obstacles et les freins à l’investissements relevés par les italiens, Hadj Tahar Boulenouar, a déclaré que trois problématiques essentielles reviennent en particulier, à savoir l’instabilité juridique et législative en matière d’économie, le transfert de capitaux et les charges, ainsi que la « lourdeur des procédures administratives ». Et d’ajouter : » Dès mon retour en Algérie, je remettrai des dossiers complets à chacun des ministres de tutelles, concernées par les futurs projets dont nous avons discuté avec nos partenaires ».

A noter que le président italien, Sergio Mattarella, se rendra en Algérie dans le cadre d’une visite d’Etat prévue les 6 et 7 nombre 2021.

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