Pétrole : L’Irak, interpellé, annonce sa volonté de se conformer à l’accord de baisse de production

Pétrole : L’Irak, interpellé, annonce  sa volonté de se conformer à l’accord de baisse de production

Les observateurs estiment que l’Irak est incapable de respecter ses engagements en raison de la situation difficile dans laquelle il se trouve actuellement.

 

L’Irak s’est engagé, dimanche, à se conformer pleinement à l’accord de baisse de production de pétrole, qu’il n’avait pas respecté jusqu’ici et qui  implique, depuis janvier dernier, des pays membres et non membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).

Le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo a fait cette annonce, dimanche à Bagdad, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre irakien, Haider Al-abadi.

M. Barkindo a déclaré que l’Opep se concentrait, à présent, « sur l’équilibrage du marché », d’où l’importance de s’assurer que tous les pays respectent pleinement leur engagement, notamment avec  l’augmentation des stocks pétroliers mondiaux et la redynamisation de la production de pétrole de schiste américain. Deux facteurs à même de faire baisser à nouveau les prix du pétrole.

L’Irak et les Emirats arabes unis sont les deux membres de l’Opep qui n’avaient pas respecté leurs engagements en matière de réduction de production. Ils ont d’ailleurs été interpellés par les autres membres de l’Organisation. Mais c’est sur l’Irak, supposé réduire sa production de 210.000 barils par jour, que les doutes planent le plus, les observateurs estimant ce pays incapable de respecter ses engagements en raison de la situation difficile dans laquelle il se trouve actuellement.

Satisfecit

Les membres du comité ministériel de suivi des accords Opep et non Opep, réunis, fin mars, au Koweït ont exprimé globalement leur satisfaction quant à l’engagement des signataires de l’accord de baisse de production. Mais ils ont également fait part de leur crainte face aux risques pesant sur les prix du pétrole.

D’un autre côté, ils n’ont pas écarté la possibilité de reconduire l’accord de réduction de la production pour encore six mois dès son expiration en juin prochain. Ils ont, dans ce sens, suggéré que la question soit confiée à un groupe technique et au secrétariat de l’Opep pour examiner la situation du marché pour soumettre un avis avant la fin du mois en cours.

La veille de la rencontre du comité, le ministre algérien de l’Energie, Noureddine Boutarfa, avait exprimé sa volonté de voir l’accord se prolonger au-delà du mois de juin. Selon lui, il y a nécessité, pour l’Algérie, notamment de prolonger l’accord de trois ou quatre mois de plus.

 L’accord prévoit une réduction de la production de l’Opep et de onze pays partenaires de 1,8 millions de barils par jour. Il a permis de faire remonter les prix du baril au-dessus de la barre symbolique des 50 dollars.

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