Pétrole : la reprise de la production libyenne menace l’accord de l’Opep+

Pétrole : la reprise de la production libyenne menace l’accord de l’Opep+
A general view shows an oil facility in the northern oil rich Libyan town of al-Buraqah on January 12, 2017. The deeply tribal nation has been sharply divided since the 2011 ouster of longtime dictator Moamer Kadhafi, with rival militias vying for influence and control of oil resources./ AFP PHOTO / Abdullah DOMA

La Compagnie libyenne de pétrole (NOC) a annoncé lundi la reprise de la production sur deux champs pétroliers, après plusieurs mois d’arrêt. Le retour à l’activité sur l’un des plus importants sites pétroliers du pays, menace l’accord Opep+, portant sur la réduction de la production.

En réaction à cette reprise, le ministre de l’Energie, Mohamed Arkab, actuellement président en exercice de la Conférence de l’Opep, a affirmé que la reprise de la production de pétrole en Libye n’impactera pas l’accord.

« Nous sommes au fait des arrangements qu’entreprend la Libye pour une reprise attendue d’ailleurs de la production pétrolière, qui n’influera cependant pas sur l’accord de l’Opep+ », a indiqué le ministre mardi sur la télévision algérienne.

Arkab a fait savoir, à ce propos, que « les détails seront examinés lors de la prochaine réunion du comité ministériel mixte de suivi de l’accord de l’Opep ». Il a fait état, aussi, d’une coordination avec son homologue libyen, Mustafa Sanalla au sujet des questions pétrolières et la reprise de la production. « La Libye est membre de l’Opep et nous poursuivons les concertations avec ce pays », a-t-il soutenu.

De son côté, le ministre saoudien de l’Energie, le prince Abdulaziz Ben Salmane, qui a pris part également à cette même émission télévisée, par visioconférence, a indiqué que son gouvernement « ne se permet pas d’immiscer dans la reprise de la production pétrolière par aucun pays »,  en soulignant : « nous avons tous les moyens de gérer ce cas de figure ».

Rappelons que jusqu’en janvier, la production pétrolière libyenne atteignait 1,25 million de barils par jour, avant de chuter drastiquement lorsque des groupes armés alliés au maréchal Haftar avaient bloqué des sites et terminaux pétroliers.

Par ailleurs, depuis la mise en œuvre de l’accord de réduction par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et leurs alliés, dont la Russie, réunis au sein de l’Opep+, les cours de pétrole se sont nettement améliorés pour atteindre le seuil de 40 dollars le baril.

Vladimir Poutine, président de la Fédération de Russie.
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