Les cours du brut ont marqué le pas ce mercredi 25 février. Le baril de Brent pour livraison en avril s’échangeait à 70,97 dollars à 08h08 GMT, en retrait par rapport aux 72 dollars atteints mardi, tandis que le WTI américain pour livraison en mars se stabilisait à 65,84 dollars. Les deux références restent néanmoins proches de leurs plus hauts niveaux depuis sept mois, le Brent ayant atteint son sommet depuis le 31 juillet dernier vendredi, et le WTI son pic depuis le 4 août lundi.
L’Iran, facteur dominant
Ce recul intervient dans un contexte de forte incertitude géopolitique. La menace d’un conflit militaire entre Washington et Téhéran continue d’alimenter les craintes des investisseurs sur une éventuelle perturbation des approvisionnements. Les États-Unis ont déployé des forces militaires supplémentaires au Moyen-Orient pour contraindre l’Iran à négocier l’abandon de son programme nucléaire et balistique. Une troisième ronde de discussions est prévue ce jeudi à Genève entre les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner et une délégation iranienne.
Les analystes en matières premières de la banque ING résument l’état d’esprit du marché : face à l’incertitude, les opérateurs intègrent une prime de risque significative dans les cours, rendant le marché particulièrement sensible à toute nouvelle évolution.
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré mardi qu’un accord avec Washington était « possible, mais uniquement si la diplomatie est prioritaire ». De son côté, Donald Trump a averti que l’absence d’accord aurait des « conséquences très graves ».
Un marché sous double pression
Si les tensions géopolitiques soutiennent les prix à un niveau élevé, le marché doit aussi composer avec une pression baissière de fond. Les données de l’American Petroleum Institute (API) font état d’une hausse massive des stocks américains de brut de 11,43 millions de barils pour la semaine au 20 février, un chiffre qui témoigne d’une offre mondiale excédentaire. Les stocks d’essence et de produits raffinés ont en revanche reculé. Les chiffres officiels de l’Agence d’information sur l’énergie (EIA) sont attendus dans la journée et pourraient donner une nouvelle direction aux cours.
















