Les cours du pétrole évoluent en ordre dispersé ce mardi 17 février, dans des volumes réduits par la fermeture simultanée de plusieurs places asiatiques-Chine, Hong Kong, Corée du Sud, Singapour- pour le Nouvel An lunaire. Le Brent de référence cède 0,47 % à 68,33 dollars le baril, quand le WTI américain reprend 0,99 % à 63,51 dollars, après une journée sans cotation officielle lundi en raison du Presidents’ Day.
Ce qui retient surtout l’attention, c’est la décision de Téhéran de lancer des manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitent chaque jour quelque 20 millions de barils, soit l’essentiel des exportations du Golfe vers l’Asie. Ces exercices coïncident avec l’ouverture, à Genève, des premières négociations directes entre l’Iran et les États-Unis sur le dossier nucléaire depuis plusieurs années.
Un catalyseur à double détente
L’issue des pourparlers de Genève constitue désormais la principale variable d’ajustement pour les prix. Un rapprochement entre Washington et Téhéran ouvrirait la voie à une levée partielle des sanctions sur les exportations iranennes, de quoi peser sur des cours déjà sous pression. Un échec, à l’inverse, alimenterait les craintes sur la sécurité des approvisionnements et redonnerait de l’air au baril. D’ici là, les prix devraient rester captifs de chaque déclaration issue des deux capitales.
















