Les cours du pétrole s’inscrivent en légère baisse ce vendredi. Ce repli technique intervient alors que la production aux États-Unis amorce un retour progressif à la normale. Toutefois, les investisseurs restent aux aguets face aux tensions persistantes entre Téhéran et Washington.
Sur les marchés financiers, la tendance est au rouge. Vers 10H40 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord cède 1,05 % pour s’établir à 69,97 dollars. Dans la même foulée, le baril américain de WTI chute de 1,35 %, s’échangeant désormais à 64,55 dollars.
Le facteur principal de cette baisse réside dans l’amélioration des conditions météorologiques en Amérique du Nord. En effet, les analystes de DNB Carnegie confirment que les effets de la tempête hivernale Fern s’estompent enfin.
Alors que les interruptions de production avaient atteint un pic de 2 millions de barils par jour samedi dernier, elles devraient passer sous la barre des 500 000 barils aujourd’hui. Parallèlement, au Kazakhstan, le redémarrage imminent du champ majeur de Tengiz contribue également à détendre l’offre mondiale.
L’effet « Kevin Warsh » et la vigueur du dollar
Outre les facteurs physiques, la politique monétaire américaine influence les cours. Plusieurs matières premières, dont l’or et les métaux, subissent des prises de bénéfices. Ce mouvement s’explique par la nomination probable de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale (Fed).
Ce candidat est perçu comme un gage d’indépendance pour la banque centrale. Par conséquent, cette perspective renforce le dollar. Or, un billet vert plus fort rend mécaniquement le pétrole, libellé en dollars, plus onéreux pour les acheteurs utilisant d’autres devises.
Cependant, la baisse des prix est freinée par un risque géopolitique majeur. Le président Donald Trump a durci le ton jeudi, comparant la crise iranienne à la situation vénézuélienne. Il a notamment évoqué le déploiement d’une « armada massive » prête à agir « avec rapidité et violence ».
De son côté, Téhéran menace de cibler les bases américaines en cas d’attaque. Contrairement au Venezuela, l’Iran dispose d’une force de frappe pétrolière bien plus importante. Cette incertitude maintient le marché dans un état de nervosité extrême avant la fermeture hebdomadaire.
















