Vendredi 27 février, les prix du Brent rebondissaient de près de 3 % à la clôture des marchés occidentaux. Dans la nuit, les États-Unis lançaient des frappes militaires contre l’Iran.
Le Brent a clôturé à 72,48 dollars le baril, en hausse de 2,4 %, tandis que le WTI américain terminait à 67,02 dollars, en progression de 2,78 %. Sur la semaine, les deux références affichent des gains limités, respectivement de 1 % et de 0,94 %. Cette hausse de fin de séance intervenait dans un contexte déjà tendu, les opérateurs ayant arbitré toute la journée entre des signaux contradictoires. D’un côté, des stocks mondiaux abondants pesaient sur les cours. De l’autre, les indicateurs géopolitiques s’orientaient clairement vers l’escalade. C’est ce second facteur qui l’a emporté en clôture.
Ormuz, la variable décisive
L’Iran n’est pas un producteur marginal sur les marchés pétroliers mondiaux. Le pays contrôle le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un cinquième des approvisionnements pétroliers de la planète, et toute perturbation de ce couloir maritime se répercute mécaniquement sur les prix du brut. C’est précisément ce risque que les marchés avaient commencé à intégrer vendredi, avant même l’annonce officielle des frappes américaines.
L’Opep+ face à une équation inédite
Le cartel devait se réunir dimanche pour statuer sur sa politique de production en avril, notamment sur la remise en marché de volumes volontairement retenus depuis plusieurs mois. Ce rendez-vous, qui s’annonçait technique, prend désormais une tout autre dimension avec l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Iran. L’alliance devra répondre à une question bien plus large que prévue, celle de savoir s’il convient de compenser un éventuel déficit d’approvisionnement lié au conflit.
















