Les précipitations enregistrées au cours des dernières 48 heures apportent un véritable souffle d’espoir pour la sécurité hydrique du pays. L’Agence Nationale des Barrages et Transferts (ANBT) a annoncé, sur sa page officielle, une nouvelle réjouissante : deux infrastructures hydrauliques majeures ont atteint leur capacité maximale de remplissage.
Grâce aux récents apports pluviométriques, le barrage de Kissir, situé dans la wilaya de Jijel, affiche désormais complet. Parallèlement, dans l’ouest du pays, le barrage d’Oued Taht, dans la wilaya de Mascara, a également fait le plein. Ces deux sites rejoignent ainsi le barrage de la wilaya d’El Tarf, lequel avait déjà atteint un taux de remplissage de 100 % durant le mois de décembre dernier.
Cette remontée des eaux est cruciale pour les régions concernées. En effet, l’accumulation des réserves garantit une meilleure gestion de l’eau potable et de l’irrigation agricole pour les mois à venir. L’ANBT surveille de près l’évolution des niveaux pour optimiser la distribution à travers le réseau national.
Une disparité géographique marquée
Malgré ces succès locaux, la situation globale demande une analyse nuancée. Avant cet épisode pluvieux, le taux de remplissage moyen au niveau national stagnait à 34,63 %. Ce chiffre marquait un léger recul par rapport à l’année précédente, où le taux atteignait 37 % à la même période.
Actuellement, l’Est du pays demeure la zone la mieux dotée par la pluviométrie. Cette région affiche un taux de remplissage impressionnant de 56 %. À l’inverse, l’Ouest enregistre un taux de 35 %. Les préoccupations majeures concernent le Centre et la région de Chlef, où les réserves restent critiques avec respectivement 14 % et 11 % de remplissage. Néanmoins, les experts prévoient que les dernières pluies permettront une amélioration notable de ces statistiques dans les prochains jours.
Un ambitieux programme de développement hydraulique
Pour faire face au stress hydrique, l’Algérie mise sur l’extension de son patrimoine infrastructurel. Aujourd’hui, le pays compte 81 unités de type barrage en exploitation sur l’ensemble du territoire. Afin de renforcer ces capacités, quatre nouveaux chantiers sont actuellement en cours de construction.
De plus, les autorités anticipent l’avenir avec 27 études lancées pour la réalisation de futurs projets de barrage. Cette stratégie vise à maximiser la collecte des eaux de ruissellement et à réduire la dépendance aux aléas climatiques. En résumé, si les pluies récentes sont providentielles, la poursuite des investissements structurels reste la priorité pour sécuriser durablement les ressources en eau de la nation.
















