Plusieurs pays pétroliers s’engagent à mettre fin au torchage de gaz à l’horizon 2030

Plusieurs pays pétroliers s’engagent à mettre fin au torchage de gaz à l’horizon 2030
Torchères photographiées par satellite (en rouge) en Algérie, en Tunisie et en Libye, 2006.(source : Wikimedia Commons).

Intitulée « l’élimination du brûlage de gaz à la torche à l’horizon 2030 », cette initiative à laquelle neuf pays, dix compagnies pétrolières et six institutions de développement ont déjà adhéré, a été lancée par le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, et le président de la BM, Jim Yong Kim. Les entités participant à cette initiative représentent plus de 40% du volume de gaz torché dans le monde.

 

 

Les dirigeants de grandes compagnies pétrolières ainsi que des responsables de plusieurs pays producteurs de pétrole ont pris récemment l’engagement de mettre fin, d’ici à 2030, au torchage systématique de gaz, a indiqué la Banque mondiale (BM) dans un communiqué.

Cet engagement a été pris en marge de la réunion de printemps de la BM et du FMI tenue les 16 et 17 avril à Washington.

Intitulée « l’élimination du brûlage de gaz à la torche à l’horizon 2030 », cette initiative à laquelle neuf pays, dix compagnies pétrolières et six institutions de développement ont déjà adhéré, a été lancée par le Secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-moon, et le président de la BM, Jim Yong Kim.

Les entités participant à cette initiative représentent plus de 40% du volume de gaz torché dans le monde.

Chaque année, environ 140 milliards de m3 de gaz naturel rejetés durant l’exploitation du pétrole sont torchés, donc gaspillés dans des milliers de champs pétrolifères à travers le monde, selon la BM.

Cette pratique entraîne l’émission de plus de 300 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, soit l’équivalent des émissions produites par quelque 77 millions de voitures.

Si ce gaz est utilisé dans la production d’électricité, il fournirait une quantité de courant de 750 milliards de kWh, qui est supérieure à la consommation actuelle de l’ensemble du continent africain.

« Aujourd’hui, malheureusement, ce gaz est brûlé à la torche pour diverses raisons de nature technique, réglementaire et économique ou parce que l’utilisation de ce produit n’est pas jugée hautement prioritaire », regrette la BM.

« Le torchage de gaz nous rappelle de façon visible que nous émettons du CO2 dans l’atmosphère tout en gaspillant des ressources », constate le président de la BM.

 

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