Pour la première fois depuis fin 2003, le prix du brut est passé hier en dessous de 30 dollars le baril

Pour la première fois depuis fin 2003, le prix du brut est passé hier en dessous de 30 dollars le baril
Goldman Sachs : des prévisions pessimistes pour 2016.

« S’il ne se passe rien d’énorme et si la situation des économies émergentes ne s’améliore pas, le prix du pétrole ne semble pas en mesure de remonter avant la fin 2017 », a estimé Kevin Book, analyste spécialisé du cabinet ClearView Energy Partners cité par des agences de presse.

 

 

Les prix du pétrole sont brièvement passés hier mardi sous la barre symbolique des 30 dollars le baril, ce qui n’était pas arrivé depuis fin 2003, rappellent des analystes du marché pétrolier cités par les agences de presse.

Le prix du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) pour livraison en février 2016 est tombé, avant la clôture de la séance à New York, à 29,93 dollars, tandis que celui du Brent a fini, lui, la séance à 30,86 dollars le baril.

Avec ces tristes records, les cours pétroliers auront baissé de pas moins de 18% depuis le début du mois.

L’accentuation de la déprime du marché s’expliquerait par deux principaux facteurs : le premier est la persistance des doutes sur le volume de la demande pétrolière chinoise et le second est l’absence du moindre signe de baisse de l’offre mondiale, surtout avec le retour progressif sur le marché d’un gros producteur de la taille de l’Iran.

 

L’EIA : « L’offre continuera à croître au moins jusqu’à fin 2017 »

 

Pour rappel, le ministre du Pétrole émirati a écarté hier l’idée d’une initiative de l’Organisation des pays producteur de pétrole (Opep), pour raffermir les cours pétroliers. Sa déclaration venait contredire une déclaration optimiste du ministre nigérian du Pétrole affirmant que certains Etats-membres de ce cartel entendaient organiser une réunion d’urgence afin de faire face à l’effondrement continuel du marché du brut.

Les perspectives de baisse de l’offre mondiale sont ainsi incertaines. Pis encore, l’Energy Information Administration (EIA) américaine s’attend à ce que la production mondiale augmente encore jusqu’à la fin de l’année 2017.

« S’il ne se passe rien d’énorme et si la situation des économies émergentes ne s’améliore pas, le prix du pétrole ne semble pas en mesure de remonter avant la fin 2017 », a estimé Kevin Book, analyste spécialisé du cabinet ClearView Energy Partners cité par des agences de presse.

 

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