À quelques jours du mois sacré du Ramadhan, le marché de la volaille en Algérie affiche un visage inhabituel. Traditionnellement marquée par une flambée généralisée, l’évolution du prix du poulet suit cette année une trajectoire divergente selon les zones géographiques.
Ce mardi 17 février 2026, une tendance claire se dessine : les cours chutent à l’Est tandis qu’ils grimpent dans l’Ouest du pays. Une baisse surprise dans les wilayas de l’Est Contrairement aux cycles inflationnistes des années précédentes, les consommateurs de l’Est respirent. Dans les grandes places boursières de l’aviculture, la tendance est à la décrue. À Constantine, Sétif, Batna ou encore Béjaïa, le prix du poulet vivant en gros a connu une légère baisse ce mardi. Les tarifs oscillent désormais entre 270 et 280 dinars le kilogramme. En comparaison avec les cours de la veille, cela représente une économie de 10 à 15 dinars par kilo. Ce repli concerne également les wilayas d’El Tarf, Bordj Bou Arreridj, Khenchela et Souk Ahras. Cette stabilité apparente à l’approche du Ramadhan rassure les ménages, souvent habitués à voir les étiquettes s’envoler durant cette période de forte consommation.
Tension sur l’offre dans les régions de l’Ouest
À l’inverse, la situation est plus tendue dans l’Oranie et les wilayas limitrophes. Les prix du poulet vivant en gros y enregistrent une hausse sensible. Alors que la moyenne s’établissait à 285 dinars la veille, les tarifs ont bondi pour atteindre aujourd’hui une fourchette comprise entre 300 et 310 dinars le kilogramme.
Comment expliquer une telle disparité régionale ? La réponse réside dans la loi de l’offre et de la demande, fortement perturbée par des facteurs climatiques. En effet, les récentes intempéries ont durement frappé les localités de l’Ouest du pays. Ces conditions météorologiques difficiles ont causé des pertes directes dans de nombreux élevages avicoles. En conséquence, la production locale a diminué, créant une rareté relative sur les marchés de gros.
Cette baisse de l’offre pousse mécaniquement les prix vers le haut. À l’Est, la préservation des capacités de production permet de maintenir un flux régulier, garantissant ainsi des tarifs plus compétitifs pour le consommateur final.
















