L’agence publique chargée du soutien à l’entrepreneuriat a lancé un appel à l’ensemble des micro-entreprises bénéficiaires de ses dispositifs, les invitant à se conformer à une procédure de déclaration dématérialisée dans des délais très serrés.
L’Agence Nationale de Soutien et de Développement de l’Entrepreneuriat, connue sous son acronyme NESDA, a publié ce lundi un communiqué enjoignant toutes les micro-entreprises rattachées à ses programmes et désireuses d’importer des biens au cours du premier semestre 2026, à s’enregistrer sans délai sur sa plateforme numérique dédiée.
Tout opérateur qui n’aura pas déposé son programme prévisionnel d’importation avant le 26 février 2026 se verra exclu du dispositif pour la période concernée. Une échéance qui, au regard de sa proximité immédiate, laisse peu de marge aux retardataires.
La dématérialisation au cœur de la stratégie
Cette démarche s’inscrit dans le cadre plus large de la politique nationale de modernisation administrative, qui pousse depuis plusieurs années les acteurs économiques à migrer vers des outils numériques centralisés. En conditionnant l’accès aux autorisations d’importation à une inscription en ligne, la NESDA entend rationaliser la gestion des flux commerciaux tout en renforçant sa capacité de suivi statistique des échanges extérieurs réalisés par les micro-entreprises. Une logique cohérente avec le déploiement, en 2025, de quatre plateformes maison par l’agence, dont notamment MyProject, qui permet aux porteurs de projets de s’inscrire et de suivre leur dossier sans se déplacer.
Un tissu entrepreneurial sous pression
Les micro-entreprises constituent l’un des piliers du dispositif d’insertion économique en Algérie. Encadrées par la NESDA, qui leur fournit accompagnement, financement et accès aux marchés, elles sont des milliers à dépendre partiellement de l’importation de matières premières ou d’équipements pour assurer leur activité. Tout raté administratif dans cette procédure pourrait donc avoir des répercussions directes sur leur chaîne d’approvisionnement au cours des six premiers mois de l’année.
L’agence, dont l’ambition affichée est d’accompagner entre 10 000 et 15 000 micro-entreprises par an à partir de 2026, n’a pas précisé le nombre d’entreprises concernées par cet appel. Elle insiste toutefois sur la nécessité de ne pas attendre le dernier moment, une recommandation qui traduit vraisemblablement les difficultés techniques ou les engorgements constatés lors de précédentes campagnes de déclaration.
Par ailleurs, dans un contexte où la NESDA a élargi son dispositif aux diplômés de la formation professionnelle et renforcé l’accès aux marchés publics, cette nouvelle procédure d’importation dématérialisée confirme que l’agence accélère sa transformation numérique à tous les niveaux de son fonctionnement.
















