Le marché algérien confirme son rôle central dans l’économie touristique tunisienne. En 2025, les entrées de touristes algériens en Tunisie ont progressé de 14,6 % par rapport à 2024, portant le total annuel à plus de quatre millions de visiteurs, selon des données officielles relayées par la presse locale.
Cette performance intervient après une année 2024 déjà exceptionnelle, marquée par 3,5 millions d’arrivées algériennes (+15,5 % par rapport à 2023). Le seuil symbolique des quatre millions est ainsi franchi pour la première fois, confirmant les anticipations des autorités tunisiennes en amont de la saison estivale 2025.
L’effet accélérateur de l’allocation touristique
La dynamique observée en 2025 coïncide avec l’entrée en vigueur, en juillet, de la nouvelle allocation touristique en Algérie, portée à 750 euros par voyageur. Cette mesure a renforcé le pouvoir d’achat des ménages algériens à l’étranger, « stimulant mécaniquement les flux vers la Tunisie, destination privilégiée pour des raisons de proximité géographique, de coûts compétitifs et de connectivité terrestre » estiment des observateurs.
Déjà en juin dernier, un représentant de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), expliquait dans un entretien à la presse que le niveau atteint en 2024 constituait « un chiffre record, jamais atteint », précisant que l’objectif pour 2025 était d’« égaler ou dépasser » cette performance.
11,3 millions de visiteurs toutes nationalités confondues
Au total, la Tunisie a accueilli plus de 11,3 millions de visiteurs en 2025, en hausse de 10,4 % par rapport aux 10,3 millions enregistrés en 2024. Cette progression s’est traduite par plus de 26 millions de nuitées vendues dans les établissements hôteliers, consolidant la reprise du secteur.
L’essentiel de la croissance provient du marché maghrébin, notamment algérien. « Les arrivées européennes ont, pour leur part, progressé de 7,3 % en 2025, atteignant 3,2 millions de touristes » rapporte la même source.
Pour la Tunisie, le marché algérien représente un pilier stratégique. Au-delà des volumes, ces flux soutiennent directement les recettes en devises, l’activité hôtelière, la restauration, le commerce et le transport.
















