Régulation des prix : Zitouni veut garantir des marges bénéficiaires qui arrangeraient les commerçants et les consommateurs

La régulation des marges commerciales s’inscrit désormais comme une priorité gouvernementale majeure. Le ministre du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national, Tayeb Zitouni, a souligné lundi l’importance de la stabilité des prix, présentée comme un engagement présidentiel que son secteur s’efforce de concrétiser sur le terrain.

Cette volonté politique se concrétise par l’élaboration d’une nouvelle loi, actuellement en phase finale de préparation. Selon Ahmed Mokrani, Directeur général de la régulation des activités au ministère du Commerce intérieur, ce texte établira un cadre équilibré garantissant les droits de tous les acteurs de la chaîne de production. “Nous sommes à un stade avancé dans l’élaboration de cette loi à même de garantir les droits de tous les acteurs de la chaîne de production”, précise le responsable.

La future législation vise à mettre en place des “prix harmonisés” prenant en compte simultanément le pouvoir d’achat des consommateurs et les intérêts des opérateurs économiques. Cette réglementation permettra de mettre sur le marché “des produits de qualité à des prix réglementés adaptés à chaque produit en fonction de la structure de prix des opérateurs économiques”, souligne M. Mokrani.

Renforcement du contrôle qualité

Pour accompagner cette régulation, le ministère prévoit un dispositif renforcé de contrôle qualité. Le nombre de laboratoires du Centre national de contrôle de la qualité et de l’emballage (CNCQE) passera de 35 à 45 d’ici 2025. En parallèle, huit laboratoires mobiles seront déployés au niveau des postes frontaliers terrestres, maritimes et aériens pour garantir la conformité des produits importés et exportés aux normes en vigueur.

Un recensement économique national ambitieux

Cette initiative s’accompagne du lancement de la deuxième phase du recensement économique national, prévu pour janvier 2025. Cette opération, menée sous l’égide de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), couvrira plus de 186 000 entreprises économiques opérant dans différentes filières. “Le recensement économique nous permettra de préciser les capacités nationales de production”, explique Mokrani, ajoutant que cela permettra aux pouvoirs publics d’encadrer les opérations d’importation et d’orienter les investissements pour créer des pôles industriels spécialisés.

Pour renforcer ce dispositif, une commission nationale chargée de recenser les produits nationaux a été récemment installée. Cette structure, qui débutera ses activités en janvier prochain, réunit des cadres du ministère, des représentants de la CACI, du Centre national du registre de commerce, ainsi que du groupe Safex et de la société MAGROS. Des comités locaux, présidés par les Directeurs du commerce intérieur et en collaboration avec les autorités locales, seront également mis en place.

L.N

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